
Créateurs d’aventures et
hébergements en pleine nature
www.horscircuit.fr
www.camp-bedouin-maroc.com
www.terrasses-atlas.com
www.pilotes-hors-circuit.fr
https://yallah.club
Numéro 60 – septembre 2021
Quasiment pas un coco
mais des rencontres
à gogo !
Edito
C’est l’histoire d’un Belge, qui s’est installé il y a plus de quinze ans au Maroc pour vivre autre chose et autrement. Et surtout pour vivre intensément. Et puis la Covid est arrivée, pas prête de repartir. Las du confinement, il reprend la route, plutôt les pistes, et rencontre plein d’intéressants personnages locaux hauts en couleur. Alors le gars, qui a la frite, forcément, se dit : je vais partager tout ça sur une plateforme. L’idée de Yallah! est née.
Yallah ! Y a plus qu’à…
Quasiment pas un coco

Reprenons, s’il vous le voulez bien. A l’époque dramatique des menaces islamistes (Charlie Hebdo et cie), le tourisme s’était effondré de pratiquement 75%, pour se redresser à -50% puis -25% les années qui suivirent.
Puis nous voilà avec une année 2019 record où tout redevient
permis.
Trois mois plus tard, c’est à nouveau la douche froide. Glacée. Gelée. On passe à -95% de revenus dans le tourisme, a fortiori celui hors des sentiers battus comme nous le proposons. Là, je dis encore mille mercis à Antoine et Sylvie, déjà mentionnés dans le numéro précédent, qui ont été nos seuls clients ‘circuit’ depuis l’apparition du virus.
Et puis j’exprime ma gratitude envers ces quelques ‘expatriés’ locaux qui nous ont permis d’avoir un peu de passage. Une nuitée par-ci aux Terrasses de l’Atlas, un court séjour par-là au Camp Bédouin. Au delà de l’apport financier, c’est évidemment une forme de resocialisation qu’ils nous proposent, sans s’en rendre compte.
Ils ont osé !

Et nous voici un an et demi après le début de la pandémie, l’été 2021. Et là, cocorico pour les deux duos de clients français qui ont osé s’aventurer ce mois d’août en pleine pandémie et au coeur de l’été caniculaire.
Ben, je vais vous dire : ils ont bien fait !
Léna et Jacqueline ont tenu à pousser jusqu’à l’erg Chebbi (Merzouga) et c’est la première fois depuis si longtemps que j’ai pu voir ces belles dunes immaculées. Vierges de touristes, de campements, de buggies, d’autocars, de Chinois… Seuls à l’hôtel chaque soir, ça a été le paradis en enfer.
Même topo pour Sylviane et Jérôme, qui, eux, ont opté pour l’erg Chegaga, avec campement privatif dans les dunes et tutti quanti. Et là encore, pas un chat, que des dromadaires. A tel point que j’avais l’impression d’être la seule agence en activité sur ce pays !

Tourisme au Maroc et évolution du virus

Cet été, comme bien d’autres pays, les indicateurs de contamination à la covid sont repassés dans le rouge, en raison de la baisse de vigilance envers les gestes barrière, le trop lent rythme de vaccination constaté durant le printemps et la résistance des variants du virus. Puis en septembre, grâce aux mesures plus drastiques prises (circulation entre villes limitée aux vaccinés ou détenteurs d’autorisation) et à de nouveaux arrivages de doses de vaccins, le pire a été évité à nouveau.
Une fois les mesures anti-virus prises, je trouve que le voyage au travers du Maroc reste simple et tout à fait faisable, surtout si vous optez pour un circuit hors sentiers battus et en limitant vos séjours dans les grandes villes.
Le premier facteur de blocage au voyage demeure l’incertitude liée à la réservation de vos billets d’avion (chat échaudé…).
Le second réside dans cette versatilité permanente des mesures sanitaires prises unilatéralement par les gouvernements tant du pays d’origine que de destination. Mais au moment de me lire, les exigences auront probablement encore changé !
Pour l’instant, les contraintes pour les Français restent limitées à la production d’un passe sanitaire et d’un test PCR de moins de 48H avant le voyage vers le Maroc. Tandis que les Belges et le Suisses ont juste besoin de leur preuve de vaccination.
Vous l’aurez compris, le risque médical en soi ne constitue pas un frein à la reprise touristique. Et de plus en plus de prétendants au voyage au Maroc l’ont compris à en juger d’après le nombre croissant de demandes de circuits pour cet automne.
Le concept de Yallah!

Après ces épreuves liées au terrorisme islamique et à la pandémie de la covid s’est manifestée une volonté de m’affranchir partiellement du tourisme physique étranger.
C’est ainsi qu’est née l’idée de Yallah!, une plateforme digitale interactive permettant d’échanger entre francophones sur le Maroc profond et authentique et de servir de tribune à tous ces acteurs locaux méritants mais méconnus : guides, artisans, hébergements ruraux, associations solidaires, etc.
Et ça tombe bien. Yallah! va vous permettre de quand même voyager au Maroc, assis confortablement et en sécurité chez vous. Podcasts, vidéos, webinaires seront bientôt proposés, auxquels vous pourrez participer activement si vous le souhaitez ou juste en tant que spectateurs.
Du coup, pour alimenter cette plateforme gourmande en contenu, il nous faut reprendre routes et pistes pour partir à la rencontre de et filmer tous ces lieux remarquables méconnus et ces acteurs d’un tourisme à soutenir.
Au final, je pousse le concept Hors Circuit jusqu’au bout, en le filmant, en vous permettant de le vivre en live, en rencontrant à distance toutes ces personnalités intéressantes.
Ce faisant, je m’inscris aussi en faux par rapport aux réseaux sociaux qui ne me satisfont plus du tout. Et j’en crée moi-même un, entièrement dédié au Maroc, le premier du genre !
Pas de répit pour les guerriers
Pas question de baisser les bras face à la covid et à la rareté des revenus. Après la réalisation de mon livre ‘Le rêve berbère’, je me suis donc attelé à développer ce club Yallah!
Après un mois de reportage en juin dernier (cfr le numéro précédent de ce mag), nous rempilons pour un autre mois de tournage en septembre. Au programme, des établissements sur les hauteurs d’Agadir, des pistes guère fréquentées du Haut Atlas occidental, une poursuite des contacts sur Marrakech et la Vallée de l’Ourika, une immersion profonde dans la région des Ait Bougmez, et si l’agenda le permet une pointe jusque dans le Moyen Atlas. Il y a tant à voir, tant de personnes à rencontrer, tant à montrer.
Parmi les rencontres marquantes organisées en vue de tourner des clips vidéo pour Yallah! et ainsi soutenir le Maroc authentique, je citerais Ahmed, descendant du Caïd qui a bâti l’imposante kasbah Sougtani et qui a pris plaisir à évoquer les souvenirs de famille.
Puis Stéphane dont la bienveillance donne vraiment envie de participer à ses voyages humains, ‘le cœur ouvert’.
Ensuite Patrick qui a pris la peine de nous faire une visite privative à travers son musée de la musique à l’histoire étonnante et regorgeant de trésors architecturaux.
Sans oublier Brahim, l’apiculteur, qui a pris de son temps pour nous expliquer l’histoire et le fonctionnement du rucher collectif d’Inzerki.
Enfin, mais j’en oublie, Salah avec qui nous avons découvert la diversité des spécialités de poterie de son village, ainsi que le côté ingrat de l’exploitation de salines tout à côté.
Le pays regorge de belles personnes, pour qui sait prendre le temps d’aller à leur rencontre.
Yallah!, quant à elle, sera là pour vous les faire connaitre…
Yallah! mais pour faire quoi ?
En attendant la mise en ligne et en opération de la plateforme (c’est prévu fin octobre), voici ce que vous pouvez en attendre.
Si vous n’êtes pas adepte des réseaux sociaux, ca tombe bien puisque Yallah! est un réseau social privatif qui fonctionne hors des grands réseaux existants. Au mieux s’appuie-t-elle sur eux pour se faire connaitre sur le plan marketing.
Pour vous qui n’êtes pas à l’aise avec des sites internet sophistiqués, ça tombe encore bien puisqu’une fois inscrit comme membre, vous recevez par email nos publications de blog. Pour ceux qui s’abonnent à la partie payante et parrainent Yallah!, vous recevez un email contenant le programme de l’émission hebdomadaire suivante et le jour venu il suffit de cliquer sur le lien internet Zoom pour vous connecter et participer comme spectateur ou acteur (vous pouvez interagir en direct avec nos invités, moi-même et les autres participants). Sinon, vous recevez par la suite un lien vous permettant de revisionner l’émission, où que vous vous trouviez, depuis votre ordi ou smartphone, et quand ça vous plait.
Pour les plus habitués à internet, vous pouvez alors profiter pleinement des nombreuses fonctionnalités de Yallah! Echanger avec les autres membres par tchat ou zoom, créer des groupes d’échange, participer à des forums, placer une petite annonce. Vous pouvez aussi informer les autres membres de façon utile : sur un évènement culturel prochain au Maroc, sur votre dernier voyage dans ce pays, sur des bons plans, … Et si vous préparez un voyage au Maroc, vous pourrez utiliser l’espace de connaissance, les bibliothèques, la carte, les fiches prestataires qui s’étofferont avec le temps et l’aide de chacun.
Les plus astucieux profiteront des possibilités offertes par Yallah pour gérer leur propre association ou club, sans frais. L’outil est là pour ça !
Avec Yallah!, on dépasse la notion de voyage virtuel au Maroc : on vous transpose là-bas !
En attendant, pour patienter, suivez nos publications intermédiaires sur notre page FB ici.
Le temps venu de la solidarité
Avec la rentrée, notre association Mentaga, qui fonctionne vraiment à peu de frais, va entamer une troisième année de scolarité maternelle gratuite pour une quinzaine d’enfants du village, alors que cette infrastructure étatique fait toujours défaut. Grâce aux dons de plusieurs d’entre vous, il nous reste un solde positif de 577 € mais il manque plus ou moins l’équivalent pour assurer le salaire de l’institutrice pour toute cette nouvelle année scolaire : j’en appelle donc à nouveau à votre aide. Un soutien de 75 € suffit pour la scolarisation d’un enfant toute l’année, dans la mesure où le local est prêté gracieusement par la famille de l’institutrice et que nous fonctionnons à la berbère, càd avec un tableau au mur, un tapis pour s’asseoir et un seau d’eau pour se désaltérer ! Merci pour ces enfants, qui n’ont pas pu choisir leur naissance.
Et merci déjà à Patricia Frangioni, de Taroudant, pour sa promesse de don de 75 €. Le reste du chemin à parcourir est déjà nettement moins long !














