Vous êtes ici:   Accueil > Notre magazine > Zéro routine...
 
Notre magazine
 
Zéro routine !
Numéro 33 – décembre 2011  

Une année de plus s'achève et l'heure est au bilan.
2011 aura fortement été affectée par les évènements divers survenus dans les pays arabes. Les révolutions menées dans les pays voisins ou plus lointains n'auront pas profité au Maroc, que de contraire. Le début de contestation locale à l'instar de leurs coreligionnaires,

Rétrospective sur 2011

Une année de plus s'achève et l'heure est au bilan.

2011 aura fortement été affectée par les évènements divers survenus dans les pays arabes. Les révolutions menées dans les pays voisins ou plus lointains n'auront pas profité au Maroc, que de contraire. Le début de contestation locale à l'instar de leurs coreligionnaires, l'explosion d'une bombe à Marrakech et la récente victoire des Islamistes aux élections nationales ont sapé encore davantage l'industrie du tourisme. La crise financière qui sévit dans le monde occidental achèvera la mise à plat du secteur. Les hôtels sont souvent vides, les réservations en baisse de moitié, les clients se décident au dernier moment.

Grâce aux réservations enregistrées de longue date et à la clientèle captive, Hors Circuit s'en tire pourtant bien, avec une faible baisse du chiffre d'affaires et le maintien d'un résultat net proche de 2010.

De son côté le Camp Bédouin offre une progression par rapport à 2010, mettant ainsi fin à plusieurs années de recul du chiffre d'affaires, malgré la moindre fréquentation due aux problèmes d'insécurité en Afrique de l'Ouest (récents meurtres et enlèvements au Mali) et grâce à la refonte de la tarification et des services proposés. Il demeure fort heureusement une clientèle d'habitués irréductibles, peu sensibles aux micro-évènements locaux sporadiques dans les régions sahariennes.

Le plus gros de notre énergie aura été naturellement consacré au redéploiement du Camp Bédouin repris fin 2010. Le reste au recrutement de collaborateurs en passant par de nouveaux canaux de prospection, mais sur ce point précis le résultat reste mitigé, en tout cas insuffisant, avec trop de temps de formation gaspillé en vain.

Aux Terrasses de l'Atlas à Afensou, les travaux durant l'année auront surtout consisté au renforcement des différentes structures de la maison et de la piste d'accès, à la construction d'un abri pour notre nouvel âne et de terrasses supplémentaires pour nos hôtes. Le jeune Saïd est désormais attaché au service de notre maison d'hôtes et progresse bien.

Au Camp Bédouin près de Laâyoune, nous n'avons pas chômé ! Aménagement plus confortable d'une tente bédouine, installation d'une chambre d'hôtes avec sanitaires privatifs, bornage de la piste d'accès, réfection de plusieurs toits, construction d'un nouveau local technique, remise en état du château d'eau... Mon jeune beau-frère Morad est désormais responsable du camping, à la grande satisfaction de notre clientèle.

Au niveau des circuits 4x4, on a franchement galéré avec le nouveau Defender 130 qui aura été immobilisé au total durant quatre mois : merci Land Rover pour les délais d'approvisionnement en pièces détachées... La progression est surtout d'ordre administratif, avec la création d'une société en zone défiscalisée en association avec notre collègue Christelle, avec le rachat d'une société de transport touristique à Agadir et le développement d'une offre d'excursions au départ de Taroudant. Kamal, que beaucoup d'entre vous connaissent et apprécient, demeure fidèle au poste (touchons du bois...).

L'éternel problème demeure le personnel : pas moyen d'accrocher des employés qui conviennent et sur le long terme ! Je perds même le fil des recrutements... Malgré le salaire offert, Karim avait une conception bien à lui du travail, cadrant mal avec celle qui prévaut chez Hors Circuit. Vexé par une critique, Abdeslam s'est enfui avec son lourd bagage à travers le désert. Lahcen, je ne me rappelle même plus de lui, tant il était peu utile. Abdelkrim n'appréciait pas l'effort manuel. Mohamed avait du mal à bosser, évidemment avec deux mains continuellement enfoncées dans les poches... Rhalid n'est finalement même pas venu. Lahoucine, d'un abord très agréable, affirmait que le job lui plaisait bien, mais n'est plus jamais revenu de congé. Abdel, pourtant versé dans le secteur du tourisme, ne comprenait pas pourquoi la table qu'il venait de nettoyer restait sale à nos yeux. Et j'en passe, c'est sûr (et pas des meilleurs !).

Heureusement, notre petite famille se porte bien : à deux ans et demi, Haicham parait quatre ans, déambule allègrement tant dans le désert que parmi les centaines de clients différents, passe sans sourciller d'un lieu de vie à l'autre. Hafida et moi continuons à passer un maximum de temps ensemble, et à affronter les innombrables aléas de notre vie d'entrepreneurs spécialisés en zones reculées...

Christine et Henri, de l’agence Back Roads (Paris)

Voici quelques clichés souvenirs du voyage de Christine et Henri, confiés par l'agence parisienne Back Roads à Luc et Hafida pour un circuit de deux semaines dans tout le sud marocain.

Les vues panoramiques dans le Canyon d'Igmir et dans le Jebel Saghro resteront gravées dans nos mémoires, tout comme ces arrêts hors du temps dans de primitives auberges de montagne, loin de tout.

Récidive !

Cette fois, Laurence est venue en famille pour déconnecter le temps d'une semaine du côté de la Plage Blanche.

Une vie en bivouac sauvage et à la dure, mais ma foi pas trop pénible...

Chercher la petite bête…

Notre vie au Camp dans le Sahara n'a vraisemblablement pas grand-chose en commun avec la vôtre... A cadre de vie différent, préoccupations différentes !

Face à la baisse de production de notre fromage de chèvre, nous avons décidé d'investir en l'avenir et d'acquérir une autre chèvre ainsi qu'un jeune bouc. Rien que l'achat représente déjà en soi toute une aventure, a fortiori quand on ne connait pas grand-chose dans le domaine. Les caprins du Sahara ne présentent pas les mêmes caractéristiques que dans l'Atlas, et les prix n'ont rien non plus à voir avec ce qui se pratique du côté de Taroudant.

Sous l'impulsion de Morad, ancien berger, deux jeunes animaux rejoignent ainsi le Camp, perturbant quelque peu la quiétude des lieux. Maguette, la chèvre historique du camping, entend rester maitresse des lieux, le bouc prétend mettre bon ordre et bien profiter de son nouveau harem, Brunette n'a plus qu'à suivre le rythme...

On pensait être tranquilles, Maguette, en bonne habituée des lieux, régissant le mini-troupeau et ramenant toujours ses colocataires aux alentours immédiats du Camp. Puis, un matin, à peine une semaine plus tard, un calme troublant ne tarda pas à nous alarmer. Les bêtes avaient disparu. Au terme d'une brève réflexion, Morad et moi avons tout d'abord recherché des traces et pisté les animaux. Au terme d'une heure, nous avons relevé trois traces fraiches, groupées, sortant du camping apparemment en compagnie d'un troupeau de dromadaires. Et, à la piste principale, les traces s'arrêtent net. On a beau parcourir toute la zone, wallou ! Au même endroit, des marques de vieux Land Rover, également récentes, et indiquant un demi-tour, laissent suggérer sérieusement un enlèvement ! Désormais, ce sont les empreintes des roues que nous tentons de suivre jusque loin dans le lit de l'oued asséché en amont du Camp. Les zigzags du 4x4 confirment le fait qu'un gardien ou un éleveur de camélidés a souhaité arrondir ses fins de mois. La multiplication des traces puis l'apparition du brouillard vont rapidement rendre la poursuite impossible. Loin de m'avouer vaincu, j'ai dépêché Morad avec le Suzuki à l'Est de la sebkha, Hicham avec le Defender au souk de Laâyoune, tandis que j'enfourchais le quad pour arpenter le désert... Mais dieu que c'est vaste cette région ! Quelques heures plus tard, après avoir observé tout ce que le coin recelait d'habitations et de campements et au terme d'une incursion poussée dans le désert, j'ai trouvé des sillons correspondant aux traces du véhicule relevées près du Camp, un campement de tentes avec un enclos à chèvres. L'emplacement, l'éloignement, la direction, tout semble concorder. De retour avec Morad à califourchon sur le quad, nous enquêtons auprès des voisins sur ce campement pour l'heure déserté, prêts à monter un poste d'observation discret puis une embuscade si nécessaire. C'est avec stupéfaction que nous apprenons qu'il appartient au gouverneur de la Province ! Donc pas touche ! Nous ne resterons pas longtemps indécis quant à l'attitude à adopter, car l'adjudant de gendarmerie nous appelle : il connait bien Maguette de par sa nuque brisée et vient de la remarquer dans le village même de Daoura. Une heure plus tard, notre petite compagnie regagnait ses pénates en 4x4. Mais nous ne parviendrons jamais à comprendre comment nos chèvres ont atterri au village à plus de cinq kilomètres du camping. C'est bien le cas de le dire : cette histoire n'a ni queue ni tête !

Vous conviendrez que c'était déjà une journée bien chargée, non ? A peine le cheptel bouclé que le téléphone sonne dans la cuisine. Notre ami Najim nous appelle au secours de son vieux Land ensablé entre deux dunes, à une dizaine de kilomètres du Camp. Le point de rendez-vous ? « Cherchez deux silhouettes au sommet d'une dune », c'est la consigne ! Effectivement ce point de rencontre fort vague n'a rien de débile ; on aperçoit des hommes se détacher dans le ciel de très loin. Bon sang, le quatre-roues motrices est copieusement enfoncé dans le sable ! Et je vois que Najim a tout essayé : il a dégonflé les pneus, il a creusé, il a humidifié le sable, il a même essayé de tracter le véhicule à l'aide d'un dromadaire et de grosses cordes. Avec tout notre équipement, sa voiture sera rapidement sortie d'affaires. Le soleil se couche, il nous faut refuser la traditionnelle invitation au thé. Sur le retour, le téléphone portable bipe : le message de Maroc Télécom souhaite une bonne et heureuse année 1433 ! C'est vrai qu'il y a bien des jours dans ce pays où j'ai l'impression d'être quelques centaines d'années en arrière...

Pas une semaine ne se passe décidemment sans bucolique aventure. Au terme d'une négociation assez foireuse pour l'acquisition tant attendue d'un jeune dromadaire (autre domaine auquel on ne connait que dalle !), nous voici les heureux propriétaires de « Léon Drom » (comprenne qui pourra), un mâle de quatre ans à la bonne bouille et destiné à balader nos clients. Son enclos privatif est fin prêt. Cependant, deux nuits plus tard, la sale bête a rampé sous la barricade, déchiqueté sa corde à belles dents et s'est enfui prestement. Mais dans quelle direction ? En une nuit, l'animal a pu parcourir une distance non négligeable. Je redéploie mes forces de recherche tous azimuts et lance un appel à l'aide à tous nos contacts sahraouis. C'est finalement notre plus proche voisin qui parviendra à le pister jusque dans les dunes et le ramener à domicile. Ca tombe bien, c'est à cet homme que nous avons confié la tâche d'éduquer notre Léon pendant quatre mois, afin qu'il puisse porter de fragiles Européens sur sa bosse et sous le cagnard...

Les autres photos jointes illustrent le dernier épisode en date de notre vie animalière au Camp. A l'occasion d'une promenade en amont de la source avec bébé Haicham, ma sœur Paule est tombée nez à museau avec un dromadaire en train de prendre un bain de boue. La réalité, plus tragique, est que le mammifère est enlisé jusqu'au ventre dans la gadoue et ce depuis la veille, à en juger par l'épaisseur de la couche de boue séchée sur ses flancs. Luc et Martine, précédents propriétaires du camping, m'avaient déjà parlé d'une fois où ils avaient dû tracter un dromadaire embourbé dans cette zone. Je fais appeler notre voisin pour qu'il s'informe auprès des éleveurs habituels sur la disparition d'une bête et pour qu'il rapplique afin de nous conseiller sur la méthode à utiliser pour dégager l'animal sans le blesser. Land Rover, sangles, grande échelle : les sapeurs du Camp Bédouin sont à l'œuvre pour extirper la femelle de sa mare. Débarque alors le propriétaire à mobylette : penses-tu qu'il va nous remercier ? on aura juste droit à un regard dédaigneux, quasi haineux genre « c'est vous qui avez poussé exprès mon dromadaire dans la
Mare, hein ? ».

Luc, le Bédouin...

Redécouverte de la sebkha Oum Dba

Après être parties l'an dernier à l'assaut du plateau sauvage de Tichka (2800 m alt) dans le Haut Atlas, ma sœur Paule et son amie Carine rempilent pour une autre immersion dans la nature, cette fois dans le désert du Sahara et à notre Camp Bédouin.

Voici quelques séries de photos sur leurs différentes excursions pour rêver en leur compagnie...

Pour rappel, la sebkha Oum Dba est cette dépression saline qui s'étale au nord de notre camping. Selon l'angle d'approche, une promenade en son sein n'est jamais pareille à une autre. Paule dénichera une véritable mine de roses de sable. Un client naturaliste y a délogé très récemment une vipère à cornes des sables. Et en fonction de la luminosité, les panoramas changent et laissent coi.

Bivouac sauvage dans les dunes de la plaine d’Amgriou

Malgré le relatif inconfort lorsque le vent souffle ou le soleil tape, c'est probablement notre activité préférée que d'organiser un bivouac sauvage dans le désert.

S'égarer volontairement dans le labyrinthe de barkhanes jouxtant notre Camp, laisser le regard vagabonder loin à l'horizon sur cet océan de dunes, fouler le sable fin pieds nus, savourer un Guerouane frais sur une crête au coucher du soleil, déguster un barbecue de dromadaire autour d'un bon feu, contempler les constellations d'étoiles dans un ciel limpide,... aaahhhh !

A la rencontre des autochtones…

Dans ce désert côtier qui borde le Camp Bédouin, il est encore aussi rare de rencontrer un touriste qu'une vipère, fort heureusement. La différence majeure entre les deux étant peut-être que cette dernière laisse moins de traces de son passage...

Et l'individu qu'on risque de croiser le plus souvent reste ce bon vieux dromadaire, malgré l'apparition des Land Rover chez l'éleveur sahraoui. La différence majeure entre les deux étant certainement que le premier est increvable et ne tombe jamais en panne.

Par chance, les femelles ont mis bas récemment : le spectacle est attendrissant...

Le Camp Bédouin désormais sur Trip Advisor

Envie de soutenir le Camp Bédouin et d'enrichir la photothèque ? Soyez gentil de mettre votre appréciation et vos meilleures images sur Trip Advisor : www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g479762-d2398337-Reviews-Le_Camp_Bedouin-Laayoune.html . D'avance, merci !

Premières neiges de l’année

Les Claydon ont fui le stress de leur auberge de Douvres pour venir crapahuter dans le Haut Atlas en notre compagnie. Il faudra pourtant bien oublier tout projet de bivouac sauvage en haute montagne : la neige est tombée et il fait un froid de canard la nuit en altitude. Qu'à cela ne tienne, nos Anglais sont bien décidés à profiter des hautes crêtes qui leur font tant défaut dans leur royaume. Ce sont de bons marcheurs, ils vont en avoir pour leur compte ! Nous sommes parvenus en une seule journée à gagner à pied la source qui prend naissance au pied du Jebel Aoulime à une altitude de 2.900 mètres, soit un dénivelé de 1.300 mètres à multiplier par deux pour la redescente ! Nous nous souviendrons longtemps du pique-nique savouré sous un abri rocheux tout en grelottant de froid et du mini-feu revigorant allumé avec les restes de notre repas...

Les originaux du Camp

Un jour ne ressemble jamais à un autre. A tout moment peuvent déboucher à l'entrée du camping des voyageurs inédits, chacun disposant d'un projet original, inattendu, parfois un peu dingue.

Tenez, la semaine dernière, un gars seul et à pied arrivait de Laâyoune en poussant une charrette à bras dans laquelle se trouvaient ses bagages. Epuisé à force de lutter contre le vent, il venait rechercher la protection de l'une de nos tentes et aussi goûter à notre célèbre tajine de dromadaires aux dattes.

Le lendemain surgissait un gigantesque camion 6x6 qui a déjà participé cinq fois au Dakar : je parierais que ce type-là devait traverser les dunes du coin sans sentir la moindre bosse...

Et puis cette semaine se présentaient trois cyclistes bien courageux, partis en voyage autour du monde. Leur projet, que l'on peut connaitre sur leur site www.lesglobulestrotters.org s'articule autour d'une collecte de fonds destinés à la lutte contre le cancer (Télévie).

Un apéritif ou une discussion tardive dans notre tente restaurant nous permet ainsi de rencontrer ces étranges touristes en quête d'aventure et de sensations fortes. A noter qu'en fait, la conversation s'oriente toujours rapidement sur nous : « mais comment en êtes-vous arrivés à vivre ici ? »

Il y a bien longtemps maintenant que je ne me pose même plus la question...

Officer and gentleman

Cela fait plusieurs fois que le commandant des forces des Nations Unies basées à Laâyoune (Minuso) vient nous rendre visite au Camp. Originaire du Bengladesh, l'aridité de notre désert côtier doit bien contraster avec le climat de son pays natal...

En mission de pacification, il nous bombardera tout de même de questions sur notre vie ici, notre business, nos origines et bébé Haicham sera de toutes les photos. Une visite effectivement pleine de clichés : le polo Ralph Loren, le 4x4 pimpant neuf qu'il est interdit d'emmener en hors-piste, la boite de coke fraîche sortie tout droit du frigo 12 volts, etc. Ce jour-là, nos voisins sahraouis ont probablement cru apercevoir des Martiens...

Pour quelques terrasses de plus

Le nom de « Terrasses de l'Atlas » doit bien se justifier ! Aussi avons-nous entrepris l'aménagement de trois nouvelles aires de détente à l'extérieur de notre auberge de montagne.

Le renforcement de la piste d'accès à la maison est désormais terminé. Nous attendons (mais combien de temps, c'est toute la question !) l'autorisation de construire une nouvelle aile supplémentaire qui dotera notre grande chambre dite « Aoulime » d'une chouette galerie panoramique.

De toute façon, beau-papa Abdullah n'a que deux bras...

Perspectives pour 2012

Alors que les réservations de circuits et séjours semblent timidement repartir dans le bon sens, 2012 s'annonce être l'année de toutes les réalisations !

A Afensou, après 2 ans et demi d'attente et de démarches vaines, une commission a enfin été dépêchée sur place, suite à notre rencontre avec le gouverneur de la Province de Taroudant. L'octroi de l'autorisation d'exploiter notre maison d'hôtes semble pour la première fois à portée de main et devrait théoriquement être l'affaire d'un trimestre. Cela permettra de communiquer, signaliser, commercialiser notre hébergement berbère de façon plus prononcée.

Concernant nos circuits, après 5 ans de galères administratives, la reprise d'une société de transport touristique à Agadir par ma partenaire et désormais associée Christelle et moi-même devrait nous permettre d'obtenir enfin des autorisations de transport totalement en règle pour plusieurs de nos nouveaux véhicules dans les tout prochains mois.

La nouvelle société créée dans le Sahara Occidental en partenariat avec Christelle, dénommée « Circuits Evasion », est destinée à englober désormais tant nos circuits que nos excursions pour nos deux marques respectives Hors Circuit et Tamazirt Evasion. Outre l'avantage fiscal déterminant que cette société offre, nous espérons pouvoir y installer un terminal de paiement par carte de crédit dans le courant de l'exercice et trouver des synergies sur bien des plans.

A Laâyoune, notre camping vient juste d'obtenir la tacite reconduction de son bail de 5 ans, levant craintes et incertitudes quant à l'avenir de notre investissement là-bas. Durant l'année à venir, les installations vont continuer à être nettement améliorées, avec la mise à disposition pour les camping-cars d'un raccordement à l'électricité et à l'eau douce (achat d'un plus gros groupe électrogène, aménagement de bornes de raccordement dans le camping). Les fondations d'un bassin d'eau de taille modeste mais panoramique et à débordement ont été initiées, ce qui devrait donner un attrait de plus à notre site sauvage. Nous comptons aussi développer la communication : meilleure signalétique routière, traduction du site internet en anglais, prospection active auprès d'organisateurs de raids et rallyes, etc.

Comme l'an passé, il s'agira également de consacrer pas mal de temps et d'énergie au recrutement et à la formation de personnel fiable. Sur base de notre expérience passée, j'opterai pour trois axes : la formation accélérée du personnel existant et fidèle d'une part, le recrutement non-stop dans l'espoir de dégoter les profils que nous souhaitons, la recherche de jeunes garçons sans expérience mais malléables.

Enfin, sans vouloir en divulguer plus que nécessaire et de façon trop précoce, il se pourrait fort bien que nous envisagions de monter ou de reprendre une nouvelle activité d'hébergement dans l'Anti-Atlas à mi-chemin entre notre maison d'hôtes dans l'Atlas et notre camping dans le Sahara. La concrétisation dépendra essentiellement soit d'une négociation avec un propriétaire marocain, soit du bon vouloir des autorités locales. Mais bon, on commence à être passablement rôdés, non ?

Alors, 2012 sera-t-elle l'année de toutes les grandes réalisations ? ou bien une année de vaches maigres ? Nous le verrons bien assez vite...

En attendant, toute l'équipe se joint à moi pour vous souhaiter à vous aussi une année riche à tous points de vue et une excellente santé.

Luc