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Magie noire ou série noire ?
Numéro 36 – décembre 2012  

Alors que le mécano qui avait planté notre tout dernier 4x4 dans un ravin (voir numéro précédent) purge une peine de prison et que le sort de notre ancien employé responsable du drame n'a pas encore été scellé par la Justice,

La valse des employés (je sais, on a l’impression que je me répète !)

Alors que le mécano qui avait planté notre tout dernier 4x4 dans un ravin (voir numéro précédent) purge une peine de prison et que le sort de notre ancien employé responsable du drame n'a pas encore été scellé par la Justice, c'est maintenant un autre employé nous donnant grande satisfaction et ayant toute notre confiance qui est parti au Nouvel An, sans crier gare et sans fournir d'explications. On s'y est repris à quatre personnes différentes pour tenter de comprendre, de raisonner : rien à faire ! Deux années de formation continue à la poubelle. Je suis dégouté.

Si l'allègement des charges financières qu'entraine ce départ n'est pas malvenu en ces temps rudes, c'est quand même un coup dur car en-dehors de mon beau-frère Morad, Saïd était la seule personne fiable et compétente. On se retrouve donc quasiment à travailler uniquement en famille, à l'exception de notre dernier employé Hicham qui assiste Morad au Camp Bédouin (mais pour combien de temps encore ?).

Comme toujours, les départs sont précipités, non convenus de commun accord et marqués de discussions sans fin et stériles. Il faut alors remanier l'organisation des équipes restantes vaille que vaille pour tout de même assurer les réservations fermes de nos clients et l'exploitation continue du Camp.

Ainsi, tout doucement, par la force des choses, j'en oublie tout projet de développement de nouvelles activités et, au contraire, nous prépare à progressivement fonctionner en comité restreint, c'est-à-dire en famille. Tel le dernier carré des combattants...

Du coup, notre façon de vivre évolue de façon sensible. Il devient désormais prioritaire pour Hafida d'avoir son permis de conduire. Comme je m'occupe désormais moi-même de la supervision des entretiens et réparations des 4x4, nous programmons des séjours plus longs à Agadir où se trouvent pièces et compétences (un bien grand mot, ceci dit !). Sur le plan commercial, je dois renoncer aux excursions à la journée, aux réservations de nuitées uniques à Afensou et je choisis davantage mes clients. Mon bureau devient souvent l'arrière du 4x4 pendant une réparation ; les listes de choses à faire s'allongent et on finit par ne plus gérer que les priorités.

Finalement, ce n'est pas une mauvaise chose en soi. Grâce à une maitrise nettement accrue des taches du fait d'une moindre délégation, je peux assurer une bonne qualité des prestations offertes : c'est tout bénéfice pour nos clients et pour l'image de marque de Hors Circuit.

Magie noire ou série noire ?

Je n'ai toujours pas de réponse à cette question. Pas mal de Marocains craignent toujours la magie noire et croient en ses pouvoirs. La série noire a curieusement coïncidé avec le licenciement pour faute grave de Kamal. Donc même en n'étant pas adepte des sciences occultes, je ne peux pas m'empêcher de me poser cette question et de faire le rapprochement !

A chaque trajet entre le Camp et Agadir, quel que soit le 4x4, un problème mécanique est survenu. Cette fois-là, c'est la pompe à gasoil de notre vieux Defender 130 qui lâche. Bon, ça arrive, vous allez me dire. D'accord avec vous.

Le lendemain, le vieux générateur à gaz du Camp rend l'âme. OK, il était vétuste. Et j'ai justement trois générateurs différents pour pallier ce genre de situation. Oui, mais - et c'est vraiment pas de chance -, le deuxième générateur, à essence, ne peut plus démarrer : l'enrouleur du cordon utilisé pour lancer le moteur ne fonctionne plus correctement. Et quand on se rabat sur le gros générateur à gasoil, pas moyen de l'allumer, la batterie étant morte. Evidemment, ça se passe juste le jour où l'on accueille un grand groupe et qu'on est débordé en cuisine !

Le jour suivant, c'est le vieux Defender 110 qui ne démarre plus et les mécaniciens ne parviennent pas à déterminer si c'est le démarreur, l'alternateur ou encore autre chose. Puis, c'est la pompe à eau qui lâche. Ensuite, un problème de boitier de fusibles. Et pour finir en beauté, la culasse est nase, tout ça pour avoir écouté cet enfoiré de Kamal qui affirmait qu'on pouvait rouler (doucement) sans turbo.

Peu de temps après, un soir, un départ de feu a lieu dans le local technique : Morad a laissé tomber un outil sur les batteries, créant un court-circuit et l'embrasement du câble plastique d'un fil électrique. Plus de peur que de mal, mais cela va nécessiter de réparer dans le noir alors qu'à trois mètres de là une vingtaine de personnes attendaient leur dîner !

Le lendemain, on constate que les panneaux solaires n'alimentent plus en courant notre centrale électrique : les circuits ont été abîmés par le court-circuit de la veille.

Or, notre éolienne était justement en panne et en voie de réparation, rendant les panneaux solaires vraiment indispensables pour disposer d'au moins une source d'énergie et ne pas avoir à faire fonctionner le générateur en continu. Les roulements de la turbine ont bien été changés mais l'éolienne ne produit toujours pas de courant. De plus, une pièce a été omise lors du remontage...

Là-dessus, c'est la source d'eau saumâtre qui s'avère une nouvelle fois épuisée. Nous tachons de modérer la consommation et nous reconstituons une réserve dans le château d'eau.

Comme si les problèmes d'énergie ne suffisaient pas déjà, les lampes de la cuisine se mettent à clignoter : allons bon ! A force de remonter tout le circuit, on finit par identifier de mauvaises connexions, dues à la rouille. Je couche désormais avec mon testeur électrique, qui ne me quitte plus !

Pour clore la série en matière d'électricité, la batterie n° 4 de notre système d'accumulation est hors-service. Elle n'était pourtant vieille que de seulement 2 ans.

En appelant mes voyages puis mes entreprises « Hors Circuit », je ne pensais pas que je m'attirerais de telles foudres !

A notre départ du Camp, c'est au tour du turbo de notre nouveau Defender 130 de rendre l'âme à mi trajet. Kamal ne mettait pas la bonne huile de moteur... Donc dépanneuse, perte considérable de temps, recherche de la pièce, etc.

Pendant ce temps au Camp, un petit groupe de clients débarque et prend deux chambres. Ils s'étaient fait passer au téléphone pour des Européens. Sauf qu'ils sont une dizaine, Marocains, originaires de Laâyoune, avec deux ou trois filles et plein d'alcool. A quatre heures du matin, une bagarre éclate dans une tente et l'un d'eux passe à travers la grande fenêtre panoramique. Les clients et Morad passeront douze heures à la gendarmerie, sans manger et sans avoir dormi...

En mon absence, Morad, qui n'avait pas encore en poche son permis de conduire, confie la conduite du vieux Suzuki (utilisé pour faire les courses) à un tiers, juste histoire de rentrer au centre-ville. Evidemment, on ne m'a pas demandé mon avis. Et comme par hasard, le tiers en question, sur quinze minutes de conduite, parvient à renverser un cycliste : le véhicule est saisi, je ne suis pas là pour le retirer à fourrière, Morad ne dispose pas de procuration pour ce faire et je me trouve à 600 kms de là.

Comme il n'y a plus aucun véhicule en état de marche au Camp, je demande à notre employé Hicham d'amener le vieux Defender 130 au Camp. Il n'a pas vérifié le bon fonctionnement des phares, s'est fait arrêter par la gendarmerie, laquelle a saisi la carte grise car Hicham avait pris juste ce qu'il fallait comme argent pour payer le carburant, pas un éventuel procès-verbal. Et je suis à mille lieues de là, ne pouvant pas donner procuration pour récupérer cette carte grise.

Sur ces entrefaites, j'arrive à notre maison berbère à Afensou, heureux de pouvoir enfin travailler sur internet au calme. Un mois plus tôt, le téléphone fixe, qui permet la connexion internet, ne fonctionnait plus suite à une grosse pluie. J'avais signalé le dérangement à l'opérateur Maroc Télécom qui, grâce à l'amélioration de son suivi clients, m'a répondu par sms que le problème avait été traité et résolu. Je me branche et toujours aucune liaison !

Un peu plus tard, partis en excursion à la journée dans le désert du Sahara, un pneu éclate littéralement sur la piste rocailleuse, irrécupérable. Je sors le pneu de secours, pour constater qu'il est en bien mauvais état (merci encore Kamal !). On se trouvait encore à une bonne soixantaine de kilomètres de la civilisation, hors couverture réseau. Qu'aurions-nous fait si le pneu de secours avait à son tour lâché ? Il aurait fallu deux journées pleines de marche pour aller chercher de l'aide !!!

Le mauvais pneu de secours éclatera effectivement, une semaine plus tard, avant que je n'aie pu prendre livraison des pneus de rechange. La note est encore salée !

Et puis ces histoires de vignette (taxe de circulation) me prennent la tête. Déjà, j'ai dû payer deux fois la vignette de l'an dernier pour trois des véhicules, car Kamal avait combiné un plan pour payer moins. L'année suivante, on me réclamera de repayer les vignettes mal payées, intégralement, avec pénalité de 15%, charge à moi de réclamer la différence à la Trésorerie Générale (autant oublier). Encore félicitations, Kamal. Une autre note douloureuse.

L'autre truc hyper con avec ces vignettes est qu'il est obligatoire de les acheter dans la ville où le véhicule est immatriculé. Pour cela, il faut obligatoirement présenter la carte grise originale. Et il est interdit de rouler avec une carte grise non originale. Donc, si le véhicule est basé à notre Camp à Laâyoune, il faut soit envoyer la carte grise originale par courrier ou messagerie (avec le risque de perte élevé que ça comporte), soit se taper 700 kms pour acheter cette putain de vignette (mes nerfs craquent, pardonnez mon langage cru). Ca serait encore concevable si les vignettes étaient disponibles. Mais, en raison de l'incompétence locale, il y a systématiquement pénurie de vignettes à Taroudant (ou est-ce une façon d'obtenir un bakchich ?). Donc, vous vous présentez et paf ! là, on vous dit qu'il n'y a plus de vignettes et de repasser plus tard. Quand ? Ca, c'est la question à ne jamais poser ! Nul ne le sait, si ce n'est Dieu, voyons. Et au bout de deux mois, vous êtes dans l'illégalité à moins de disposer d'un papier de la Trésorerie disant qu'il y a pénurie de vignettes, lequel papier n'est valable que 30 jours. Résultat : avec un peu de malchance, vous devez vous rendre une bonne dizaine de fois à la Trésorerie, soit en déplaçant le véhicule de si loin, soit en l'immobilisant pendant plusieurs mois pour disposer en permanence de la carte grise originale à Taroudant. Le pompon, c'est quand les vignettes sont enfin disponibles quelques mois plus tard, on vous taxe encore de 15% pour avoir dépassé le délai légal d'acquisition, c'est à pleurer !

Pour cette année, on s'est dit qu'on allait déclarer la carte grise perdue à la gendarmerie dont dépend notre Camp. Muni d'une procuration en bonne et due forme, Morad s'y rend pour obtenir l'attestation de perte. Il en reviendra bredouille : en plus de sa carte d'identité nationale, on lui demandait un certificat de naissance, une copie légalisée de sa carte d'identité, deux photos et un certificat de résidence. Comme il est toujours domicilié à Afensou à 750 kms de là, bonjour la galère. Furax, j'appelle l'adjudant-chef, en demandant pourquoi on lui réclame autant de papiers absurdes, comme s'il allait se marier. Absent, l'adjudant ne rappellera jamais.

Il n'y a pratiquement plus un jour qui se passe sans un problème de ce genre. C'est à devenir fou. Je le suis probablement déjà, en fait.

Alors, si vous avez quelques notions en matière de magie noire, merci de m'écrire soit pour me donner une bonne adresse locale où ce mauvais sort pourra être conjuré, soit pour m'informer sur la durée d'efficacité moyenne d'un mauvais sort, soit pour m'indiquer dans quelle mesure mon discours ici s'apparente à celui d'un fou, auquel cas j'aborderai le problème différemment !

Notez que s'il ne s'agit que d'une série noire, je reste confiant, puisque par définition de plus beaux jours sont à venir !

En définitive, cette avalanche de problèmes a son utilité. Les problèmes mécaniques à répétition m'ont permis de rapidement faire le tri entre les mauvais mécanos et les bons, de dégoter des fournisseurs de pièces détachées fiables (le concessionnaire Land Rover ne figurant même pas parmi eux !). Les problèmes techniques au Camp forgent l'expérience de Morad, qui en devient du coup plus autonome, mais aussi ont amené à enfin identifier de pas mauvais réparateurs dans chaque secteur et à faire le tour des problèmes techniques qui pouvaient se poser. Avec ma reprise de contrôle de toutes les opérations, nous ne travaillons plus systématiquement a posteriori, toujours à la recherche d'une pièce détachée ou en retard d'une réparation, mais a priori, avec la nouvelle constitution d'un stock de pièces détachées, l'établissement d'un suivi plus précis des entretiens effectués et pièces remplacées, etc. Les déboires pratiquement systématiques avec la clientèle locale marocaine poussent à une purge complète dans le choix et l'acceptation de cette clientèle : exit les Marocains ! C'est terrible, non ? Enfin, les déconvenues, cette fois absolument systématiques, avec les employés de ce pays m'amènent à une autre opération de refonte complète : Hors Circuit ne recrutera plus !

Exercice 2012 : performances et contre-performance

La fidélité de notre clientèle du Camp, moins sensible aux évènements ‘arabes', l'engouement toujours marqué en Europe pour participer à des raids et rallyes humanitaires en Afrique de l'Ouest, le retour de certaines organisations qui avaient délaissé le Camp Bédouin, mais aussi l'élévation des prestations au camping ont permis de boucler l'année 2012 avec une hausse de 5% du chiffre d'affaires, performance incongrue quand on connait la marasme de l'industrie du tourisme au Maroc.

Par contre, sans surprise et de façon analogue aux résultats de tous les autres prestataires dans le secteur touristique du Maghreb, la branche ‘circuits' de Hors Circuit a connu une baisse de l'ordre de presque 50%, tant du fait de la crise en Europe que de l'assimilation du Maroc aux autres pays arabes ‘qui craignent'.

Pour la première fois depuis le début de nos activités, l'exercice se solde par une perte financière, ma foi pas trop importante mais renforcée par la perte récente de notre dernier 4x4.

De nombreuses mesures ont été prises pour alléger les charges structurelles de Hors Circuit et permettre d'affronter les mauvaises conditions qui ne manqueront pas de persister en 2013. Fort heureusement, la diversité de nos activités nous assure finalement une continuité d'affaires : tantôt un circuit classique en 4x4, tantôt un groupe important en étape au Camp, tantôt un séjour avec activités d'une semaine à notre maison d'hôtes, tantôt un circuit avec bivouacs sauvages, tantôt un trek en montagne...

Joyeux Noël, le Camp Bédouin !

Passons à des choses plus positives à présent !
Vous souvenez-vous de mon coup de gueule sur le fait que les autorités locales au Sahara exigent la construction d'un mur tout autour de notre Camp Bédouin et sur l'absurdité de cette décision ?

L'entérinement de cette mesure restait en fait suspens. Et, en cette veille de Noël, mon sang s'est glacé quand l'on m'informa qu'une commission de contrôle allait se déplacer le jour même pour constater la conformité de nos installations et décider si notre camping pouvait être « classé » comme tant d'autres doivent désormais l'être conformément aux lois en vigueur (et rarement appliquées ou respectées). Ils débarquèrent à bord de plusieurs 4x4, une bonne dizaine de personnes, issues de tous les services administratifs compétents en la matière. Pendant que la plupart passaient leur temps à photographier la beauté des lieux comme la petite cascade, la dépression, les dunettes de sable, trois d'entre eux procèderont à l'inspection proprement dite. Mes craintes, multiples et fondées, auront été vaines : les remarques seront peu nombreuses et peu conséquentes. La question du mur n'a pas été soulevée. Notre camping est conforme et apte à être classé. Joyeux Noël au Camp Bédouin !

Quatre drôles d’oiseaux !

Hugues Dufourny, guide ornithologue professionnel, a confié à Hors Circuit l'organisation d'un périple à vocation ornithologique dans le Sahara côtier pour trois de ses clients fidèles. Le circuit s'étendra de la lagune de Naïla au nord du Camp Bédouin à la baie de Dakhla sept cents kilomètres plus au sud et même jusqu'à la région méconnue de Aousserd à une centaine de bornes (à vol... d'oiseau, bien entendu !) de la Mauritanie.

Objectif atteint, voire dépassé, pour nos quatre mordus de nos amis à plumes. Sur la côte atlantique, ils réussiront à observer l'ibis chauve, le goéland dominicain, la sterne caspienne, le grand-duc ascalaphe et la sterne royale. Parmi les acacias et le long de la route semi-désertique d'Aousserd, le prinia à front écailleux, la moinellette à front blanc, le faucon lanier, l'alouette de Dunn, le sirli du désert, le moineau blanc, l'alouette bilophe, la tourterelle praillée, la ganga couronnée et la ganga tachetée. En tout, une bonne centaine d'espèces différentes relevées au cours de la dizaine de jours passée dans cette région à l'extrême sud du Maroc.

Une immersion profonde dans le Sahara marocain, exclusivement en bivouacs sauvages malgré la froideur des nuits, dans une ambiance simple et conviviale et dans des sites naturels sauvages à souhait.

Hugues a d'ores et déjà annoncé recourir encore à nos services l'an prochain.

Paule et Guy en bivouac sauvage sur les crêtes

Face à la série de déboires qui a caractérisé le dernier trimestre 2012, mon frère et ma sœur sont venus soutenir leur frère et Hors Circuit en ce milieu du mois décembre. Sont venus également constater les progrès de leur dernier neveu Hicham, qui a désormais 3 ans et demi. Sont venus enfin déconnecter et se ressourcer dans la montagne, loin du stress de la ville et de la vie européenne.

Malgré la froideur des nuits, ils n'hésiteront pas à partir en randonnée sur des crêtes de moyenne altitude pour y bivouaquer en famille et dans la bonne humeur. J'en avais bien besoin...

Mon esprit étant en permanente ébullition, l'idée m'est venue de proposer bientôt un trek d'une semaine (mais également adaptable pour des durées plus courtes) sans support 4x4 et uniquement au rythme des ânes de bât. J'ai pu constater la grande diversité d'un tel tour, l'intérêt qu'il présente pour partir à la rencontre des Berbères loin des sentiers battus et l'omniprésence de panoramas grandioses. Un repérage est prévu au mois de mai ou juillet avec Hafida, pour connaitre parfaitement les différents sentiers muletiers possibles.

Bravo aux Terrasses Atlas !

Notre hébergement berbère Les Terrasses de l'Atlas est désormais classé sur Trip Advisor en 8ème position sur 35 pour la ville de Taroudant et qualifié d'« excellent » par notre clientèle. Merci tout dernièrement à Bernard et son épouse pour leur soutien.

Ces accros du voyage…

J'aime bien donner un coup de pouce et un peu de publicité à ces voyageurs intrépides qui font escale à notre Camp Bédouin.

Ceux-ci sont arrivés... à pied ! On ne les a ainsi pas entendus arriver !!! Partis pour 10 mois depuis Le Mans en France, Anne et Sylvain comptent traverser la Mauritanie puis rejoindre Accra au Ghana. Vous pouvez suivre leur périple et leurs péripéties sur www.routemeridienne.fr .

Premiers clients finlandais en circuit aventure dans le Sahara !

Ismo et sa conjointe ont pris un vol direct de Helsinki pour les Iles Canaries puis un vol Binter Canaries pour Laâyoune, à 20 minutes du Camp Bédouin. Grand voyageur, Ismo souhaitait faire découvrir le vrai désert à sa compagne et au moins passer une ou deux nuits en bivouac sauvage, en communion avec la nature.

Deborah et Barry en trek dans le Haut Atlas et l’Anti-Atlas

L'agence de voyage Naturally Morocco nous a confié deux clients pour organiser sur mesure un trek en exclusivité combinant Haut Atlas et Anti-Atlas. Du 100% bivouac, que les températures nulles de la nuit n'effrayaient pas : « Si vous saviez quel temps il fait en Angleterre en ce moment ! ».

On a certes dû renoncer aux cascades d'altitude au-dessus d'Afensou, plongées dans les nuages, mais nous avons tout de même pu crapahuter sur les cimes environnantes de notre maison d'hôtes, puis découvrir les rochers peints de Tafraoute, le canyon d'Igmir et les agadirs d'Amtoudi.

Si les journées étaient délicieusement ensoleillées, elles étaient évidemment fort courtes en décembre, laissant finalement une demi-journée de randonnée possible une fois les bivouacs démontés et les liaisons 4x4 assurées.

Gendarmes et policiers : coup de pouce et coup de gueule !

Saluons l'arrivée d'un nouvel adjudant-chef à la garnison de gendarmerie de Daoura, de même que son professionnalisme et sa gentillesse : je n'ai connaissance d'aucune tentative à notre égard (à nos dépens devrais-je dire) jusqu'à ce jour d'abus de pouvoir ou de corruption. Cela donne d'autant plus envie de coopérer et cela mérite d'être cité. Pourvu évidemment que ça dure...

« ChamCham » ne s'y est pas trompé et fraternise volontiers avec l'autorité locale. Quoiqu'il semble autant fasciné par le véhicule de fonction dans lequel il rêve de monter !

Par contre, ras-le-bol de ces contrôles routiers incessants dans tout le Sahara ! OK, je suis bien d'accord que des intérêts vitaux du pays, la sécurité nationale, la stabilité du pays sont en jeu dans cette région. Donc on prépare gentiment ses fiches de renseignements personnels qu'on distribue à tour de rôle à chaque arrêt obligatoire, histoire de faciliter le travail de la force armée. Mais quand on vient me dire que c'est pour ma propre sécurité, là, sorry les mecs, mais je rigole, je me gausse, je me courbe de rire et je me courbe de gausse. A ces messieurs des Renseignements Généraux qui me liront peut-être, je rappellerai comment s'est passée mon arrivée d'investisseur étranger dans la zone saharienne il y a deux ans. Alors qu'il y avait une vague exceptionnelle de violence dans le centre-ville depuis la veille, les deux contrôles de gendarmerie et de police m'ont laissé pénétrer en ville sans même me prévenir du danger (alors qu'ils auraient dû interdire l'accès). Résultat, on s'est retrouvé menacé d'une brique dans la tête par un Sahraoui déguisé en cow-boy pendant que des buildings et véhicules administratifs continuaient à brûler et que quelques factionnaires comptaient au rang des morts, puis j'ai été arrêté et questionné pendant quatre heures au poste de police parce que je tenais un gps dans les mains. Beau boulot, les gars !

Attends, attends, tu vas pas le croire ! De retour de circuit avec des clients dans l'extrême sud saharien, on s'est farci la douzaine de contrôles bon gré mal gré. Et j'ai fait un test. J'ai raconté à chaque fois une version différente des motifs de notre voyage, sans aucun problème. Sur les douze haltes, un seul membre des forces de l'ordre a comparé les fiches préparées avec les passeports : un seul ! Et jamais, jamais, on ne m'a demandé mon identité à moi.

Le treizième arrêt a été celui de trop et j'ai franchement marqué mon agacement. Qui n'a fait qu'empirer quand le plancton a justifié faire son travail qui consiste à assurer ma sécurité : tu parles, si je suis rassuré au vu de ce qui précède ! Je lui fais ensuite : « A votre avis, il y a combien de touristes européens en séjour d'une semaine dans la province de Laâyoune en ce moment ? » Je l'ai aidé à répondre : « Quatre, et ils sont là devant vous. Et vous venez encore les emmerder. »

Blog et forum Hors Circuit

Avec l'aide technique compétente de la société Vala Net Word à Agadir (oui, il faut aussi souligner les compétences, si rares, quand elles existent !), j'ai le plaisir de vous annoncer la création d'un forum sur notre site www.hors-circuit-maroc.com . Il sera en ligne en février. Vos questions mais aussi vos éclaircissements issus de votre propre expérience sont les bienvenus. Aucune inscription n'est nécessaire, l'accès est direct et aisé. Profitez-en ou faites-en profiter les autres voyageurs !

Nous introduisons également sur le même site un blog, auquel vous pourrez accéder directement ou via notre page perso sur Facebook (Luc Tromme). D'une part, cela me permettra de garder un contact plus soutenu avec tous ceux qui le souhaitent, qui veulent avoir de nos nouvelles ou suivre nos aventures en terre africaine. D'autre part, cela me permettra, sur un plan tout simplement humain, d'évacuer mon stress, mes frustrations, mes colères, qui, il faut bien le dire, tournent systématiquement autour de trois thèmes récurrents et persistants : la corruption et l'incompétence de l'administration marocaine, le manque de fiabilité et l'esprit retors des employés, le bas niveau de qualité des prestations en général. J'entends bien faire moins dans le politiquement correct et souligner les vicissitudes. Rendez-vous prochainement dans le blog ou sur le forum pour en débattre, si vous le souhaitez. Ca fait toujours du bien de partager et de voir qu'on n'est pas le seul dans le même cas, pas vrai ?

Fort Abateh

Si jamais vous disposez d'informations à ce sujet, faites m'en part car je n'en ai trouvé aucune dans mes sources habituelles. Sur la route de Tan-Tan à Smara, dans le Sahara occidental, peu après le village perdu de Abateh (ou Abteh), se dressent les ruines encore impressionnantes d'un fort, en zone désertique. Il semble réparti en trois zones distinctes. Les logements de la caserne aux toits en forme conique et en pisé confèrent au lieu une atmosphère irréelle. On se prend aisément pour Laurence d'Arabie.

Moi, j'adore. Jetez plutôt un œil aux photos.

Et on se voit parfaitement y monter de toutes pièces un campement touristique des plus originaux (nous avons ainsi trois autres sites de la sorte dans le grand sud qui nous font rêver...)... Sauf que quand on se remet à penser à ‘administration marocaine', à ‘employés marocains' et accessoirement à la crise financière actuelle, on est vite refroidi, même en plein cagnard. Voilà un bel exemple justement de la façon dont le Maroc freine son propre développement !

Toujours plus haut ?

A l'occasion de mes 50 ans prochainement, j'ai décidé de rouvrir la voie vers le sommet du Jebel Aoulime qui culmine à 3500 m d'altitude et domine notre maison berbère d'Afensou. Il s'agit du plus haut sommet occidental de la chaine du Haut Atlas.

Hafida est preneuse, mais si vous-même ou quelqu'un dans votre entourage est amateur, nous serions ravis de partager et organiser cette aventure vers les cimes.

Je prévois une tentative en trois, peut-être quatre jours, avec une journée pleine sur la selle qui sépare les deux plus hauts pics. Du bivouac sauvage, évidemment, et un portage obligatoire du matériel de telle façon que chacun soit autonome. Il est impossible d'utiliser des ânes sur cette partie pentue de la chaine montagneuse.

Prévoyez une semaine complète, pour peut-être vous échauffer un peu sur les crêtes environnantes auparavant puis pour vous reposer ensuite dans notre maison d'hôtes Les Terrasses de l'Atlas. Programmation prévue pour septembre 2013.

Côté difficulté, que dire ? Aucun problème de longueur kilométrique, non. Le dénivelé n'est certes pas négligeable : 1800 mètres. Ce sera surtout le mélange des quatre éléments suivants qui donnera à l'épreuve sa pleine mesure : pente importante sur la fin, terrain rocailleux parfois glissant, portage du sac, chaleur.

Alors, qui qu'en veut ?

Objectifs pour 2013

Sur un plan personnel, on va marquer le coup de ces 50 balais, j'y compte bien ! Et s'accorder davantage de plages de repos, je devrais dire de répit, par des séjours divers en montagne et dans le désert... loin des emmerdeurs locaux !

L'objectif suivant sera bien sûr d'assurer notre existence matérielle en revenant à l'équilibre financier malgré la persistance de la crise dans le secteur du tourisme au Maroc et grâce aux nombreux remaniements de notre organisation (souvent par la force des choses !).

Aux Terrasses de l'Atlas, l'agrandissement de notre cuisine ne sera pas un luxe.

Au Camp Bédouin, nous projetons de construire deux nouvelles tentes bédouines, confortables, cette fois avec sanitaires privatifs, et, je suis sûr que tous nos clients fidèles vont applaudir à deux mains, deux douches communes avec eau chaude à volonté !

Sur le plan marketing, essentiellement pour nos circuits 4x4 et nos treks, l'accent sera mis sur l'enrichissement et le développement du site internet de Hors Circuit. Il nous faut également finir la traduction en anglais de notre site internet du Camp.