Vous êtes ici:   Accueil > Notre magazine > Le temps de la (méno ?) pause...
 
Notre magazine
 
Le temps de la (méno ?) pause
Numéro 38 – juin 2013  

Qu'il fait bon vivre lorsque les emmerdes se reposent ! Oui, enfin un trimestre durant lequel on ne se réveillait plus chaque matin en se demandant ce qu'il allait encore arriver comme problème durant la journée...

Le temps de la (méno ?) pause

Qu'il fait bon vivre lorsque les emmerdes se reposent ! Oui, enfin un trimestre durant lequel on ne se réveillait plus chaque matin en se demandant ce qu'il allait encore arriver comme problème durant la journée...

Avec la réduction drastique du personnel employé, le recours à la sous-traitance, le choix d'un atelier de mécanique de qualité, la remise en état complète du parc de véhicules, l'utilisation d'un avocat chevronné pour le suivi des multiples actions en justice, nous avons le sentiment d'avoir réalisé une vraie purge, ô combien salutaire.

Par ailleurs, la diversité de nos activités touristiques semble compenser quelque peu le marasme économique ambiant. Si les clients n'affluent pas, ils se suivent néanmoins et emplissent allègrement notre agenda. Curieusement, nous avons vendu une forte proportion de treks de toutes sortes, en conséquence de quoi nous avons souvent vécu au grand air durant ce premier semestre, ce qui n'est pas pour nous déplaire... Et si les clients se succédaient sans discontinuer, on ne pouvait certainement pas dire qu'ils se ressemblaient ! En effet, du pilote de kite-buggy au chercheur de météorite, on aura tout vu ce trimestre...

La sécurité financière semble déjà assurée pour 2013 jugulant ainsi l'hémorragie de l'année dernière, les différents dossiers administratifs et juridiques paraissent sous contrôle même si je ne me fais guère d'illusion sur leur issue : nous pouvons donc désormais envisager l'avenir avec plus de sérénité.

Première vidéo Hors Circuit

Notre petite entreprise dispose désormais de sa propre vidéo de présentation, réalisée par Florent lors de son circuit en février dernier.
Visionnez-la sur notre site internet : www.berberesetnomades.com/Nos_videos.

Nathalie et cie

Merci à Nathalie qui nous a envoyé ces quelques photos de leur journée d‘excursion à la montagne, chez nous à Afensou. Une virée qui est en partie tombée à l'eau, mais seulement au sens propre de l'expression (voir la dernière photo !), organisée au départ du Jardin des Epices à Taroudant, un sympathique riad tenu par notre amie Hélène.

Trois drôles de dames

Paule, Lieve et Anemie aimeraient-elles souffrir ? Qu'est-ce qu'elles n'endureraient pas en effet pour pouvoir savourer les bons petits plats de Hafida ou une bonne bouteille de vin face aux grandioses panoramas du Haut Atlas ???

A cette occasion, nous avons inauguré de nouveaux tracés de randonnée, tout-à-fait surprenants, diversifiés et somptueux...

A consommer sans modération !

Un trek entre potes

Certains de ses amis sont venus de loin pour participer au trek entre amis concocté par Daniel, propriétaire du riad Dar Hajra à Taroudant. Une balade par monts et par vaux avec bivouac sauvage au départ de notre auberge Les Terrasses de l'Atlas...

Hors Circuit, sélectionnée par l’ATOFI

L'Association des Tours Opérateurs Francophones Indépendants sélectionne une seule agence par pays et a retenu Hors Circuit pour le Maroc. L'objectif est de promouvoir entre elles et de par le monde des agences de qualité, gérées par des Francophones. Sur le site de l'ATOFI (http://www.atofi.com/afrique/maroc ), voici ce que l'on dit de nous :

« Maroc
Agence affiliée: Hors Circuit Maroc
On revient toujours au Maroc !
Pour la chaleur de son climat, pour celle de ses habitants. Pour la diversité incroyable de ses paysages, pour la richesse de ses monuments, pour la beauté de ses côtes, pour le dépaysement de ses déserts, pour les nombreuses possibilités d'aventures en montagne. Pour les senteurs de son thé et de sa cuisine, pour le confort de ses riads, pour le grand choix des activités possibles.
Grands amoureux de nature et de sites authentiques, grands amateurs de balades en 4x4 hors des sentiers battus, de trekking dans l'Atlas et de bivouacs sauvages dans le désert, Luc et Hafida, son épouse berbère, vous proposent des circuits élaborés entièrement sur mesure en fonction de vos attentes et particularités, au départ de toutes les grandes villes du Maroc mais aussi de leurs deux sites originaux : la maison d'hôtes berbère Les Terrasses de l'Atlas dans le Haut Atlas au nord de Taroudant, et le campement Le Camp Bédouin dans le Sahara côtier au nord de Laâyoune... »

Maroc Origines présente Les Terrasses de l’Atlas

Notre maison d'hôtes Les Terrasses de l'Atlas est désormais proposée sur le nouveau portail de réservation en ligne Maroc Origines : http://maroc.voyage-origines.com/index.php/les-terrasses-de-l-atlas.html/ .

Voici le descriptif retenu par le webmaster :

« Les Terrasses de l'Atlas, c'est une maison blanche et bleue.
Capacité de l'établissement : 9 personnes.
La Maison d'Hôtes Les Terrasses de l'Atlas est nichée à 35 kilomètres de Taroudant, au cœur de la chaîne du Haut Atlas, dans le village d'Afensou. C'est un de ces lieux uniques que l'on découvre au bout des routes sinueuses qui serpentent au milieu de paysages à couper le souffle, de rivières et de cascades chantantes. La Tigmi (maison en berbère) a été construite avec des matériaux traditionnels, en pierre, bois et terre, mais a été dessinée pour offrir au mieux la vue panoramique depuis de nombreuses terrasses. Un mobilier berbère familial habille les pièces communes et les trois chambres au confort simple, mais en adéquation parfaite avec l'architecture rurale. Certaines salles de bains se prolongent à l'extérieur pour une douche ou un bain en pleine nature. Un hammam traditionnel au feu de bois pourra vous être préparé pour une séquence bien-être. Vous serez reçus comme des amis de passage par Luc et Hafida et pourrez profiter des excursions et autres activités qu'ils proposent dans la région. »

Les Terrasses de l’Atlas : que d’éloges !

On sait aujourd'hui combien compte un site comme Tripadvisor.com dans l'appréciation des voyageurs. Malgré une encore fort modeste fréquentation, notre maison d'hôtes se positionne tout de même en dixième position sur quarante établissements notés sur Taroudant, avec une note globale de 5/5.

On compte évidemment sur votre contribution positive, si ce n'est déjà fait :www.tripadvisor.fr

Voici les dernières évaluations :

"A ne pas rater. Superbe endroit dans un havre de paix et de calme! Nous y avons passé deux nuits après un circuit dans le sud marocain. Luc et sa famille nous accueillent avec gentillesse et les tajines de Hafida sont DELICIEUX !
Le patio avec la douche et le bain en plein air est exceptionnel: quel plaisir de prendre sa douche sous le bananier ! J'ai une consigne à faire à chacun qui veut y aller: allez-y, profitez-en et SAVOUREZ ! »

"Une halte d'exception. Située sur les hauteurs de la vallée, Les Terrasses de l'Atlas vous offrent un panorama à couper le souffle et vous permettent d'assister

au spectacle sans cesse renouvelé de la vie du village en contrebas. Décorée avec une sobriété délicate et subtile, cette maison berbère est très confortable. Par nature ouverte sur l'extérieur avec son patio, il fait bon y flâner après une randonnée. Ambiance familiale et chaleureuse. »

Le grand débarquement !

Nous n'avions encore jamais eu de clients américains jusqu'à ce jour, en huit ans d'activités. Et là, coup sur coup, deux couples se sont succédé durant la même semaine !

Chris et Jennifer sont venus randonner, tandis que Chad et Marina utilisaient nos VTT pour gravir les ultimes pistes au départ de notre maison d'hôtes. Au même moment, les deux petites filles de Taras, de nationalité russe ( !!!) et de son épouse Larissa formaient devenaient des compagnes de jeu fort appréciées par notre petit Hicham...

« Hey Luc, the bike trip was really fun, but really hard (at least for me). We loved seeing the country at that pace though. It's funny to get your email today - we were just talking about your breakfasts and saying that they were the best we've had yet in Morocco. We'll be happy to write a review about everything - it is truly a special spot you've created. Shokran bzef ella koolshi! Marina. »

« We stayed with Luc and Hafida and Hicham for 3 days in early May, 2013, and it was the glowing centerpiece of our trip to Morocco. Their auberge is simply beautiful, with courtyards and terraces and simple rooms full of light and mountain air. They are impeccable hosts, offering companionship and privacy in perfect measure -- and Hafida's cooking is spectacular (le tagine de courgettes !, le tagine à l'orange !). Luc also guided us on a 2 day tramp in the surrounding mountains, with a spectacular campsite on a promontory, where we were met by Hafifa and Hicham and a pair of mules, had another delicious campfire meal, and spent a wonderful night (perfectly dry in spite of an unseasonable drizzle). Afensou and the surrounding villages are lovely and their people full of smiles. We can't recommend highly enough a stay at Les Terrasses de l'Atlas. If you love mountains, real people, great food and are looking for a spot far from the tourist crowds - GO. You will not be disappointed. Chris and Jennifer. »

Dar Fatima et l’Erg Chegaga

Rachel et Vincent voulaient voir Taroudant mais aussi le désert : ils ont donc opté pour l'un de nos circuits réalisés en collaboration avec le riad Dar Fatima à Taroudant. Ils ont tout particulièrement apprécié les hébergements originaux proposés en zone désertique, souvent dans des lieux d'exception. Pour moi, pilote en cette occasion, cela a également constitué une première : en m'écartant un peu de la piste habituelle menant à l'erg Chegaga, je suis tombé nez à nez sur une petite gazelle, phénomène absolument rare !

Le désert, en avion !

Nous en avions déjà parlé : il est tout-à-fait possible d'accéder au désert directement en avion avec la compagnie nationale Royal Air Maroc, sans perdre ainsi beaucoup de précieux temps de vacances en longs trajets routiers.

Depuis Paris ou Bruxelles, via Casablanca, la RAM dessert la ville de Laâyoune et donc notre Camp Bédouin dans le Sahara.

Ce qui est nouveau, c'est le rétablissement de la ligne Agadir-Laâyoune : un vol d'une petite heure, chaque mardi ou chaque vendredi, pour un coût d'environ 100 € l'aller simple.

Le Sahara est le seul désert au Maroc à pouvoir être facilement rejoint par avion. Et une fois à Laâyoune, notre équipe du Camp Bédouin vous accueillera bien évidemment pour vous emmener à notre hébergement en zone désertique (une petite demi-heure de route).

Facilitez-vous la vie, économisez votre temps et venez déconnecter dans notre oasis de sérénité !

Michel, arrête ton char !

Michel, arrête ton char !
Six amis, fan de ‘kite buggy', ont jeté leur dévolu sur notre Camp Bédouin pour explorer le désert à bord de leurs chars à voile ma foi fort performants, véritables 4x4 écologiques du désert.

Voici ce qu'ils ont écrit dans notre livre d'or : « Un Camp très accueillant et fort merveilleusement situé avec une vue imprenable ! On aurait bien aimé ramener Hafida en France pour déguster ses tajines mais nous nous contenterons des recettes. Merci à toute l'équipe pour votre accueil. Au plaisir de vous revoir lors d'un prochain séjour. Marie, Myriam, Olivier, Fred, Michel, Pierre-Jean. »

Allez jeter un œil sur le site internet de leur association http://les-ailes-de-lespi-forumactif.com, sinon regardez les quelques photos ci-dessous !

 

En route vers le Sénégal

Le raid à moto « Dutch Dakar Adventure » a choisi le Camp Bédouin comme étape dans le Sahara, à mi-chemin de leur destination finale au Sénégal. Si l'organisateur est d'origine néerlandaise, le groupe de motards comptait bien des nationalités différentes et était emmené par un participant confirmé du Paris-Dakar.

Pour ceux que l'aventure tente, allez sur https://www.facebook.com/DutchDakarAdventure .

 

50 ans !

Je pensais initialement intituler ce numéro de votre magazine Hors Circuit « Le retour du fossile »... Vous comprendrez le double sens plus loin. Puis j'hésitais avec « Le fossile sur le retour », ce qui était, vous en conviendrez d'un goût plus douteux, même si au final je ne me moque que de moi-même dans l'histoire !

En définitive, l'évènement marquant pour moi ce trimestre aura forcément été la célébration de mes 50 ans. A coup sûr, un sacré cap à franchir, un évènement unique qui incite à réfléchir, une occasion de générer des projets à laisser mûrir.

Tout à l'image de cette année fertile en treks, c'est encore en randonnée pédestre qu'on marquera le coup avec ma sœur Paule venue spécialement en compagnie de deux amies (voir paragraphe spécifique plus haut). Dans sa besace, des dizaines de cartes de vœux récoltées auprès de la famille et des amis, totalement inattendues. Merci à vous tous qui avez pu être contactés par Paule d'avoir répondu et participé ainsi à la fête. Merci vraiment.

La plus grande surprise a certainement été de découvrir la tête de mon frère Guy dans l'embrasure de ma porte berbère ce matin-là : il a en effet pris l'avion en catimini pour se joindre aux festivités le temps d'un week-end. Cool !

Des vacances de « ouf » !

Parmi les résolutions prises en cette moitié de siècle figure la décision de prendre enfin des vacances ! Des vraies : sans réseau téléphonique, loin des foules, sans rien à faire, à l'écart de tout stress !

Comme en Europe, le Maroc a exceptionnellement connu un long hiver, maussade et frisquet. Aussi avons-nous voulu gagner le désert et notre oasis de carte postale des Monts M'Douar. Une semaine de calme, de chaleur, de nature grandiose. A vivre au rythme du soleil, en tenue minimaliste, à l'ombre de superbes bouquets de palmiers. Face à nous, la Monument Valley marocaine et ses formations rocheuses époustouflantes.

Avec le temps à notre disposition, nous avons pu repérer une piste de toute beauté, un accès au sommet de certains pitons, des zones riches en fossiles. Ainsi cette zone aride située à plus d'une centaine de kilomètres de la côte aurait été recouverte autrefois par la mer !

Mais le paradis terrestre n'existe pas. Le lundi, deux ânes sauvages ont fait un raffut pas croyable durant une bonne partie de la nuit dans toute l'oasis : Hafida, portant bonne ânière, était effrayée, faut dire à sa décharge que nos deux équidés poussaient des cris et soufflaient de façon complètement différente que leurs
congénères domestiques.

Le mardi, un vent violent a soufflé une journée durant, rendant toute activité impossible : là, c'est Hicham qui souffrait de la poussière qui volait dans ses yeux et rendait impossible tout jeu dans le sable.

Le mercredi, une vipère des sables nous a donné quelques sueurs froides au crépuscule : il est vrai que l'animal progressait avec vélocité dans la pénombre tout en restant enroulé et donc je l'avais pris pour un animal familier plus massif comme une tortue ou autre et le pistait de près pour mieux l'observer !

Le jeudi, un homme, surgi d'on ne sait où a longé l'oasis pour poursuivre dans une direction tout aussi improbable, causant un gros doute sur ses intentions réelles : par précaution, j'ai décidé de moi-même le poursuivre à distance en apparaissant subitement chaque fois plus près de lui (je courrais comme un fou de butte en butte). Ce coup-là, c'est lui qui a dû sacrément s'inquiéter, puisqu'il n'arrêtait pas de se retourner tout en accélérant la cadence...

Quant au vendredi, Hafida et moi, en tenue d'Adam et Eve (on avait même la pomme dans nos provisions !), étions en train de constater la quiétude de la journée quand nous fûmes surpris par un type en guenilles, surgi dont on ne sait où et planté bien en face de nous, nous causant une grande frayeur. Le gars s'est laissé choir sur le sol terreux, réclamant de l'eau. Il a littéralement englouti le litre et demi qu'on lui a tendu, du jamais vu. Puis de réclamer du pain. De nature forcément méfiante, on a préféré ne pas prendre de risques : « nous n'avons rien à manger, mais on te donne encore un litre d'eau si tu déguerpis immédiatement ; il y a ici une femme et un enfant et je n'ai aucune confiance », ai-je demandé à mon épouse de lui traduire. Chacun pensera ce qu'il veut, je ne me sentais guère à l'aise, alors que le jour déclinait. Trois ou quatre dromadaires broutaient dans les parages, pas vraiment un troupeau, mais ce fait coïncidait avec le débarquement de ce résidu de société. Je ne savais pas quoi penser de lui et je préférais limiter le danger. Qu'est-ce que cet homme foutait ici, sans bagages, ni breuvage ? Ca ne ressemblait pas fort à l'équipage d'un chamelier. Tandis que le pauvre hère s'éloignait vers Foum Zguid, j'ai entrepris de le suivre à distance pour m'assurer de ses intentions et de sa direction. Muni d'une barre en fer qui ressemble furieusement à une sagaie, transformé pour la cause en Yao du Maroc, je courrais de tertre en butte et de ravin en crevasse pour apparaitre subitement à ses trousses et ainsi lui foutre la frousse. Et là, au fin fond de notre dépression, je le perds de vue. S'en suit un jeu de piste : je fouille tous les fourrés, retrouve ses traces de pas, les file pour achopper sur une surface caillouteuse uniforme. Et plus moyen de retrouver ses empreintes. J'ai beau arpenter de façon logique en U le terrain meuble, que dalle ! S'il est passé sur le plateau rocheux et revient sur ses pas pour nous harceler ou pour nous dépouiller, nous sommes cuits. La nuit tombe, j'aurais bien envie de plier le camp mais il est vraiment trop tard. Yao a beaucoup couru, Yao avait vu, il croyait avoir vaincu et pourtant la proie a disparu. Evidemment, au campement, nous prendrons toutes les dispositions possibles pour protéger nos biens et leurrer l'intrus, mais bon, la situation était inconfortable. Là encore, j'espérais que ma démonstration de combattivité, voire d'agressivité, dissuaderait la partie adverse de s'en prendre à nous : c'était le seul objectif de toute ma démarche. Le samedi matin, un homme s'étirait sur la colline voisine : c'était notre hère, qui devait avoir passé la nuit dans un cabanon à une cinquantaine de mètres de nous à peine. S'il m'avait bien eu, il ne s'en était néanmoins pas pris à nous. Et là, on n'a rien compris : il baragouinait quelque chose sur le Polisario tout en nous regardant, puis il a repris sa marche, en direction du désert et non de la ville, d'un pas vacillant, sans rien tenter à nouveau auprès de nous et en emportant la bouteille d'eau remise la veille, à moitié vide et même pas remplie au puits. L'embêtant avec ces fous errants est qu'on ne sait pas où commence et où peut finir leur folie.

Finalement, les journées, pourtant longues en cette saison, étaient bien remplies ! Entre trois ou quatre douches quotidiennes au puits, il fallait constamment s'inquiéter des provisions pour les mettre à l'abri des rayons ardents, réalimenter le frigo au gaz en boissons, modifier les ouvertures de notre grande tente pour assurer la meilleure ventilation possible, gérer les impatiences et gaffes du fiston, cuire de savoureuses galettes de pain dans un petit four en terre construit entre deux tamaris. Du moins, lorsqu'il ne me fallait pas partir en expédition militaire !!!

Néanmoins, nous sommes parvenus à goûter pleinement au désert, comme nous aimerions tant que nos clients puissent le faire : en effectif réduit, en disposant de beaucoup de temps, bien équipés, sans programme d'activités ultra-chargé qu'on se croit en devoir de suivre. Il faut pouvoir s'offrir le luxe de n'avoir rien de ‘spécial' à faire, de laisser la montre au fond du sac, de se passer de téléphone et d'ordinateur portables, de rester au même endroit. Pour alors profiter copieusement du silence, de la beauté du paysage, de la sérénité de l'oasis, de la grandeur du ciel constellé, du charme des palmiers. Le plaisir d'être simplement dans la Nature.

La semaine suivante, nous l'avons passée dans un hôtel confortable avec lequel nous avons l'habitude de travailler, située dans une palmeraie à l'autre bout de l'Erg Chegaga. L'idée était d'initier Chamcham à la nage et de permettre à Hafida de ne plus cuisiner ! Avec zéro aventure, pour changer...