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Bon anniversaire, Hors Circuit !
Numéro 47 – septembre 2015  

C'est un double anniversaire que nous fêtons ici. Joignez-vous donc à moi pour le célébrer !
Il y a 30 ans était créée l'appellation « Hors Circuit ». A l'époque, à 22 ans, je partais en solo et en vélo pour un voyage au long cours en Amérique du Sud, qui a marqué le début d'un long cheminement à la recherche de moi-même, pour aboutir finalement à mon changement de vie et mon installation au Maroc.

Happy birthday !

C'est un double anniversaire que nous fêtons ici. Joignez-vous donc à moi pour le célébrer !

Il y a 30 ans était créée l'appellation « Hors Circuit ». A l'époque, à 22 ans, je partais en solo et en vélo pour un voyage au long cours en Amérique du Sud, qui a marqué le début d'un long cheminement à la recherche de moi-même, pour aboutir finalement à mon changement de vie et mon installation au Maroc.

Il y a 10 ans, alors que mon papa succombait d'une longue maladie, j'ai définitivement tourné le dos à ma profession de gestionnaire et lancé, sous le label Hors Circuit toujours, la vente de circuits 4x4 dans le sud du Maroc au départ de Taroudant. Pour ensuite rapidement faire l'acquisition de ma demeure berbère qui deviendra ultérieurement Les Terrasses de l'Atlas. Viendra la reprise du Camp Bédouin. Puis la mise en place de treks pédestres. Enfin plus récemment le lancement en Europe d'un concept de gastronomie berbère à domicile. Tout cela toujours dans l'esprit Hors Circuit.

Parce que je ne voulais pas d'une vie métro-boulot-dodo. Parce que je ne voulais pas d'une vie 'ordinaire'. Parce que je voulais frémir durant mon existence et vivre des moments forts. Parce que je ne me sentais bien que dans la Nature, au grand air.

Voici ce que Jacques Gandini écrit dans son guide des pistes 4x4 sur le Haut Atlas : « Peu d'Européens prennent le risque de s'installer sur une piste de l'Atlas, même sur les grands axes touristiques. Aux Terrasses de l'Atlas, vous serez reçus comme des amis par Luc, un passionné de tout-terrain (4x4 et quad). Une bonne raison d'aller faire connaissance avec les pistes du piémont sud du Haut Atlas de l'Ouest. »

Le concept de Hors Circuit réside effectivement dans le fait de proposer des hébergements, des circuits, des activités loin des sentiers battus et des hordes. Par ce biais, je peux donc vivre en pleine nature et sans devoir recourir au tourisme de masse.

Hors Circuit c'est aussi chercher à travailler autrement que les autres, en proposant par exemple du tourisme individuel et sur mesure, en encourageant le bivouac sauvage en totale autonomie, en allant découvrir en tout petit comité des régions ignorées des guides de voyage classiques, en privilégiant la qualité d'écoute à l'économie d'échelle, en considérant le client comme un ami - ce qu'il deviendra d'ailleurs le plus souvent -, en entretenant avec lui une relation au travers notamment de cette newsletter relativement peu orthodoxe, il faut bien le dire !

J'ai souvent hésité à garder ce label 'Hors Circuit', qui évoque aussi le fait d'avoir pété un plomb ! Non, Hors Circuit et moi allons parfaitement en phase ! Je me suis enfin retrouvé au travers de Hors Circuit. Et jamais, je dis bien jamais, je ne me lève le matin en trainant des pieds !

Longue vie à Hors Circuit !

Alors qu'aucun de mes jobs dans ma vie antérieure n'a duré plus de deux années et demie, mes activités touristiques avec Hors Circuit cumulent désormais dix années d'expérience. Un bail à mon échelle !

Et alors même que nous commençons à récolter les fruits du bouche-à-oreille et à bénéficier d'une excellente notoriété sur internet, le terrorisme a durement frappé le Maroc au niveau de son industrie du tourisme. Ce n'est pas la première fois que Hors Circuit comme tous les autres acteurs locaux dans le tourisme souffre d'un macro-évènement du genre mais c'est la première fois que le malaise est durable et dépasse une période de six mois. La décapitation en Algérie date effectivement d'un an maintenant et a marqué le début d'une série d'attentats qui ont profondément marqué un bon nombre de touristes potentiels qui boudent désormais les pays musulmans dans leur ensemble et privilégient des vacances sur leur sol natal, bien qu'il soit frappé lui-même régulièrement de terrorisme !

2015 sera l'année la plus dure de l'existence de Hors Circuit, sur le plan économique et financier. Au Camp Bédouin, situé en zone saharienne, la baisse du chiffre d'affaire est de l'ordre de 50% ! C'est une catastrophe ! Alors qu'aucun évènement d'aucune sorte n'a pu entacher le niveau de sécurité de cette zone, celle-ci reste pourtant marquée d'une relative mauvaise image de marque comparée au reste du pays. Ajoutons à cela la succession ces dernières années de problèmes (coup d'état, attentat, rébellion, etc) dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest que le Sahara marocain permet de rejoindre par la route, qui explique la moindre fréquentation de ces pays et donc le moindre passage par la route du sud marocain le long de laquelle notre Camp se trouve. Sans oublier la fragilité financière des économies européennes et celle de l'emploi qui rendent le voyageur plus économe et moins consommateur.

Ici et là au Maroc, dans le secteur du tourisme, autour de nous, parmi nos connaissances, on met les employés à mi-temps, on les licencie, on se met en faillite, on vend son hébergement, on rentre en Europe. Certains ont déjà jeté l'éponge, les autres attendent de voir et les plus solides patientent.

La persévérance a toujours été l'élément-clé dans toutes mes initiatives avec Hors Circuit : elle n'aura jamais été aussi importante qu'en cette période de disette et d'incertitude.

Et c'est bien certainement VOUS, qui me lisez fidèlement, qui permettez et renforcez cette persévérance. Soit en souscrivant à nouveau à nos offres de circuits et séjours au Maroc ou de repas berbère en Europe, soit en faisant notre publicité dans votre entourage, soit en simplement lisant ce magazine et en marquant votre soutien par un mail d'encouragement. Soyez-en remercié encore !

La famille Devos en veut et en redemande !

Ils avaient réservé de longue date leur séjour aux Terrasses de l'Atlas. L'objectif étant d'effectuer une immersion profonde dans la nature, avant de s'offrir un séjour balnéaire à Essaouira.

Au programme, des randos à pied avec bivouac aux cascades au pied des cimes de l'Atlas. Avec tout de même deux enfants qui visiblement n'ont pas peur de fournir des efforts et de suer !

La seule inconnue demeurait la météo. Car en juillet, l'on peut s'attendre à de fortes chaleurs qui peuvent rendre toute activité sportive pénible voir délicate pour la santé. La canicule était bien au rendez-vous, mais pas avec des pointes de température comme nous les avons déjà enregistrées parfois dans le passé. Finalement, le ciel voilé par le sable et la poussière dispensera souvent une ombre bienvenue, rendant le trek tout-à-fait possible.

Heureux de se retrouver en pleine nature, ils rempileront même pour un second bivouac, cette fois panoramique.

Et puis, le hasard faisant bien les choses, nos Devos nous commanderont d'emblée trois repas berbères pour la clientèle de leur magasin de vin à Liège.

Philippe et sabine sont très sympas : n'hésitez pas à les contacter pour tout conseil œnologique via leur site www.vivelevin.be .

Anouk & co

Anouk fait partie de tous ces ardents supporters de Hors Circuit qui encouragent, motivent, supportent, promeuvent et resignent. Comme Paule, Marie-Thérèse, Anne-Laure, Francine et j'en passe !

Venue en couple il y a plusieurs années aux Terrasses de l'Atlas, elle a immédiatement souscrit ce printemps à plusieurs repas berbères à domicile en famille ou entre amis dans le Jura suisse. Puis, cet été, a souhaité faire voir l'arrière-pays berbère à ses enfants en compagnie d'une amie, Patrizia.

En ce mois d'août, il fait très chaud et l'atmosphère est pesante. Mais cela va bien tant qu'on reste à l'ombre d'une pièce climatisée sur le coup de midi, au bord du torrent sous les oliviers, à l'ombre d'un parasol près de notre petite fontaine ou encore le derrière dans l'eau d'une cascade. Anouk et Patrizia adopteront rapidement le mode vacances, trop heureuses de se voir servir un bon petit déjeuner sans avoir à rien faire. Les cinq ados, au grand étonnement et à la grande satisfaction des mamans, ne se plaindront pas, ne resteront pas isolés avec leurs ipads et consorts, et participeront toujours volontiers aux différentes activités organisées durant leur séjour. Hicham a retrouvé sa copine Romy, un peu plus âgée que lui : ils ne se quitteront pas de toute la semaine, sans jamais une engueulade ou un mot de travers.

Le séjour est organisé au fur et à mesure de leurs envies du moment, en permettant à chacun d'opter pour les activités de son choix et en offrant la flexibilité d'y mettre fin à tout moment, compte-tenu notamment des différences d'âge et de condition physique. Les cours de cuisine, le henné, les baignades en eaux vives rencontreront le plus de succès.

Un nouvel évènement berbère est d'ores et déjà prévu près du lac de Neuchâtel juste avant Noël. Où se termine la relation commerciale et où commence l'amitié, bien malin celui qui peut en définir la frontière. C'est peut-être et avant tout ça aussi l'esprit Hors Circuit ? qu'en pensez-vous ?

L’équipe Hors Circuit se restreint : pour un bien ?

Non, pour un mieux. Un mieux vivre, en l'occurrence.

A notre grand dam et au dam de ses propres parents, mon beau-frère Nourdine a renoncé à son emploi. Et c'est toujours la conséquence de la même histoire, qui se répète d'employé en employé. Une remarque qui ne plait pas - bien que justifiée -,  une fierté mal placée, une vision d'avenir réduite au plus court terme. La crise couvait de toute façon, quand, en rentrant de périple en Europe, j'ai découvert une vaisselle non lavée datant d'un mois dans la cuisine et de façon générale une maison non entretenue alors qu'il n'avait strictement aucun autre travail à fournir. Pire, quand j'ai découvert que mon 4x4 avait été déplacé en mon absence, alors que Nourdine disposait d'un accès aux clés de mon 4x4 mais d'aucun permis de conduire ni d'aucune autorisation pour en faire usage. Quand il nous a plantés sans aide en plein séjour de clients sans aucune explication ni aucun remords. Ma coupe était pleine...

Depuis le départ de mon beau-frère, je peux vous garantir qu'en-dehors d'un travail de repassage accru pour Hafida, la différence ne se fait pas sentir ! La maison n'a jamais été aussi bien entretenue, la vaisselle aussi bien et vite lavée et séchée dans les règles. Nous retrouvons en outre une intimité totale et le plein contrôle de nos opérations. Lors des rares séjours de clients, mon beau-père vient donner coup de main, autrement efficace que son fils aîné...

Mais quel gâchis... quelle insouciance... quelle différence de caractère et de mentalité... quelle occasion ratée pour lui de se voir confier des responsabilités élevées et de bénéficier d'un salaire supérieur à la moyenne comme en jouit mon plus jeune beau-frère Morad au Camp Bédouin.

Aujourd'hui, Morad reste notre seul employé permanent. Ils étaient dix il y a trois ans. Franchement, je m'en porte beaucoup mieux et jamais je n'ai eu autant le contrôle de la situation et de la qualité visée que maintenant.

Non, je ne régresse pas. Je progresse !

Changement de vie au Camp Bédouin

Cela faisait cinq mois que mon beau-frère Morad n'avait pas eu de congé et s'occupait seul de notre Camp Bédouin. Il était grand temps de prendre la relève.

En l'absence de tout personnel, notre petite famille se retrouve ainsi seule pour plusieurs semaines, en toute intimité et en véritable communion avec le désert. Quelle quiétude bienvenue !

Faut dire qu'en plus du fait que ce n'est absolument pas la saison touristique dans l'extrême sud marocain, les clients ne se bousculent toujours pas au Maroc !

Alors que nous nous retrouvons ainsi complètement déconnectés du reste du monde, ne voilà-t-il pas qu'à ma plus grande surprise ma clé 3G me donne, pour la toute première fois de l'existence du Camp Bédouin, une connexion internet de qualité ! Portant, après avoir tout essayé auprès des trois opérateurs télécom locaux pendant les deux dernières années passées, j'avais renoncé à disposer d'un quelconque réseau, même en ayant cherché chez les fournisseurs de liaisons par satellite. Et là, miracle !

Vous ne pouvez pas imaginer, vous pour qui la Wifi est normale et quasi omniprésente, comment cela peut changer ma vie au Camp ! Plus besoin d'aller tous les deux jours à Laâyoune à 50 kms de distance pour aller chercher le réseau et recevoir et envoyer mes mails, ce qui nécessite des temps de trajet importants et des tracasseries à chaque fois au passage du double check point à l'entrée de la ville (tout comme à sa sortie !). Ensuite, je peux répondre rapidement aux demandes de séjours, circuits et repas berbères, ce qui augmente ma performance commerciale. Je peux également faire de longues recherches et consultations sur internet, visionner des vidéos en streaming, modifier tranquillement mes sites web. Je peux réaliser des paiements par internet sans délai. Sans parler du fait que Hicham peut travailler de son côté, en toute indépendance, sur le site du CNED, l'école par correspondance que je lui fais suivre et ainsi mener une scolarité plus soutenue (je ne vais pas dire 'normale', n'exagérons rien !).

Ce simple développement modifie considérablement mon organisation, ma performance et notre vie dans le Sahara.

Quoiqu'on en dise, Allah est grand finalement... Ou Dieu miséricordieux. A vous de choisir !

Floryse et Youssef, de passage aux Terrasses de l’Atlas

En circuit 4x4 dans le sud marocain avec Hors Circuit, Youssef, Floryse et leurs deux enfants ont eu le temps sur deux semaines d'en avoir plein les yeux. Nous avons également pu leur faire découvrir notre petit univers berbère, bucolique et pittoresque, lors de leur séjour aux Terrasses de l'Atlas qui a suivi leur découverte de la Vallée du Drâa.

Voici ce que Floryse en dit :

« Nous voulions sincèrement vous remercier pour l'accueil si chaleureux que vous nous avez fait lors de notre magnifique séjour ! Nous pensons à vous à chaque fois que nous parlons du Maroc, qui restera gravé dans nos mémoires.

Les hôtels, les excursions, le chauffeur Brahim, Hafida et vos enfants : de belles rencontres qui nous vont droit au coeur. Quant à toi Luc, ton humour et ton amour pour ce pays nous font prendre conscience que la vie ne s'arrête pas qu'au métro, boulot, dodo ! 

La balade sous les oliviers et les repas dans votre belle maison : que de beaux souvenirs ! Je pense vraiment que si nous n'avions pas été chez vous à Afensou, le circuit aurait été différent, très bien mais différent. J'admire Hafida car elle s'investit vraiment pour le bien être des gens, nous avons adoré faire le henné et le pain, prendre le temps de parler de chacun : on se sentait chez nous comme si on se connaissait depuis longtemps.

Vous faites un super travail, de nos jours c'est très rare de voir une agence comme la vôtre. Si nous décidons de partir dans le désert ce sera avec vous et personne d'autre ! »

Entre filles à la Plage Blanche

Constance voulait faire découvrir le désert à ses trois filles et nous a confié l'organisation d'un bivouac sauvage à la Plage Blanche, pas trop loin d'Agadir où elles séjournaient en vacances.

Au programme, découverte des ruines d'un fort de la légion étrangère, baignade dans les vagues de l'océan, balade sur les crêtes des dunes, contribution variable à la corvée de bois, fraternisation avec les animaux de l'endroit !

L'image qui restera gravée dans les mémoires restera celle des dromadaires faisant trempette dans une cuvette d'eau ('daya' en arabe), phénomène plutôt rare dans le désert !

On dirait le Sud : le changement dans la continuité !

La gorge, les agadirs et les gueltas d'Amtoudi, au sud de l'Anti-Atlas, ont toujours été l'une des étapes favorites dans nos circuits. On a même failli s'y installer il y a deux ou trois ans, c'est dire !

A l'entrée des gorges, l'auberge On Dirait Le Sud, gérée par Georges, est idéalement située pour partir à la découverte des environs. Or voilà que On Dirait Le Sud change d'adresse, enfin si peu, pour s'établir sur l'autre versant de la gorge, en plein village berbère et avec un vaste panorama sur les jardins de la palmeraie et les parois rocheuses dominées par plusieurs agadirs.

L'auberge devient une vraie maison d'hôtes, plus intimiste et supérieure en qualité. Jetez plutôt un œil sur https://www.facebook.com/pages/Tigmi-bulbul/1647386382195808?sk=photos_stream&ref=page_internal .

Bon vent à Georges et sa sœur dans ce nouvel élan !

Quad neuf ?

Quoi de neuf aux Terrasses de l'Atlas, me demandez-vous ?

Ben, avez-vous déjà vous vu passer un véhicule quelconque devant vous sans chauffeur à bord ?
Moi si !
Et ça fait déjà deux fois cette année. Je vous garantis que ça fait tout drôle puisque c'est en théorie impensable !

Flashback. La première fois a eu lieu alors que nous circulions en camping-car dans le centre de la France au printemps dernier. A l'approche d'un carrefour où le feu était au rouge, je me suis mis à l'arrêt derrière une voiture en attendant le passage au vert. La rue était en pente. Comme cela arrive parfois, le type de devant laisse son véhicule reculer légèrement, n'ayant apparemment pas tiré son frein à main et n'appuyant pas suffisamment sur sa pédale de frein. Je klaxonne un coup. Plusieurs coups. Puis en continu ! La voiture n'arrête pas de reculer et je la vois déjà s'encastrer dans mon camping-car tout neuf. Malgré l'encombrement de mon engin et sa faible mobilité, je suis parvenu à avancer sur la droite et mordre le trottoir pour l'éviter juste à temps : la voiture de devant est passée à moins de 5 cm de mon parechoc. Ma tête quand elle a continué sa descente en oblique sur mon côté et que je me suis aperçu qu'il n'y avait personne derrière le volant ! Peu après, deux gars ont déboulé en courant pour rattraper leur bagnole avant qu'elle n'emboutisse une maison cinquante mètres plus bas !

Et voici la deuxième fois. Je suis cette fois en train de travailler à mon bureau dans le camping-car à Afensou (c'est l'endroit où je capte le mieux l'internet !). Et là, par le large parebrise panoramique, j'ai vu passer mon quad, avec personne dessus ! Il a passé par-dessus le mur de soutien de ma piste d'accès, a sautillé lourdement de terrasse en terrasse pour dévaler ensuite tout le jardin en forte pente et aller s'empêtrer dans le grillage tout en bas de la propriété. Le frein à main a dû lâcher tout seul... Train avant plié, amortisseurs morts, je suis condamné à des travaux forcés pour retrouver un quad neuf !

Dix ans auparavant, à ce même endroit, j'ai failli perdre la vie lorsque le mur de soutien s'est affaissé sous le poids de mon 4x4. Dix ans déjà que Hafida me sortait de mon véhicule glissant inexorablement vers le fond, me sauvait et allait ainsi changer ensuite ma vie...

Satisfaits ? Ca répond à votre question ?

La peur bidon !

Il est apparu subitement à Hafida, sa silhouette efflanquée se détachant de la ligne de crêtes dominant le Camp. Il s'est approché de nos bâtiments, désertés en cette période hors saison touristique. Effrayant quelque peu ma femme... Et alors que j'étais moi-même occupé à l'écart du camping à travailler à la piste d'accès.

Il a réclamé de l'eau à boire. A prétendu être à la recherche d'un dromadaire égaré. Hafida l'a prestement éconduit, lui reprochant sa non-prévoyance et menaçant d'appeler la gendarmerie s'il restait à trainer dans les parages. Elle n'en menait pas large... Il n'est pas rare de voir des voleurs errer dans les parages d'un site qu'ils comptent piller ultérieurement, en train de repérer les lieux. Récemment, plusieurs larcins ont justement été commis dans les parages et le Camp a été fort heureusement épargné.

De retour au Camp, Hafida me raconte sa peur. Je reste néanmoins dubitatif sur l'attitude à adopter envers cet individu louche. D'autant que s'il s'est éloigné un peu, il demeure assis sur le rebord de la falaise à observer le camping. J'empoigne un gros bidon d'eau et saute dans mon 4x4. Le gaillard a déguerpi entre-temps, je ne sais pas dans quelle direction, le rebord cachant le vaste plateau désertique qui entoure le Camp Bédouin.

Cela fait déjà quinze minutes que je suis parti à la recherche du type. A perte de vue, la zone semble vide de toute existence. J'en viens à soupçonner qu'il a dû se cacher dans quelque crevasse à attendre la tombée de la nuit pour commettre son probable larcin. Je redoute aussi une vengeance comme ma femme n'a pas voulu lui porter assistance. Quand surgit à l'horizon un point mobile. En très peu de temps, l'homme a visiblement franchi une sacrée distance ! J'ai vite fait de le rejoindre en hors-piste. Il s'immobilise et m'observe approcher. Je tends mon bidon d'eau, y ajoute un salam alekoum d'usage. Dans un mélange d'hassani et d'arabe qui ne me parlent guère, puis en traçant des dessins dans le sable, il m'explique que cela fait trente jours qu'il déambule dans le désert à la recherche d'un unique dromadaire dont il a la responsabilité... Trente jours !!!

Il me remercie chaleureusement et reprend sa marche folle.

Le mystère est élucidé et le danger est écarté.

Fabien et Clarisse en raid 4x4

Je vous propose un petit reportage photo sur le raid 4x4 de Fabien et Clarisse dans le grand sud marocain.

Fabien ne rêvait que d'une chose : tester son super 4x4 doté de 400 chevaux sous le capot en profitant des immensités naturelles du Maroc, alors que le pilotage en tout terrain sur le sol européen de nos jours se réduit pour lui à sa plus simple expression. Il a donc demandé à Hors Circuit de lui tracer un itinéraire ambitieux, permettant de traverser plusieurs zones désertiques, de sortir des sentiers battus et de voir du pays. A charge aussi pour nous d'offrir des terrains de pilotage diversifiés, d'organiser des bivouacs sauvages en pleine nature, de fournir les repas et la logistique appropriée.

Un raid privatif et donc entièrement flexible. On est loin des services proposés par les agences spécialisées comme Orpist, Sud Expé et autres grands noms du raid 4x4 en France !

Ce sont les méandres de la toile qui ont conduit Fabien jusqu'à nous, ainsi que des commentaires élogieux postés sur le site du Routard. Bien que si je tape sur Google, comme je viens de le faire à l'instant, « agence organisation raid 4x4 désert », Hors Circuit apparait en première page et en 5è position, justement derrière ces grosses organisations, alors que ce n'est pas vraiment notre cœur de métier. Pas mal...

Fabien a opté pour contourner l'Espagne en ferry et s'éviter ainsi une fatigue inutile. Une fois à Tanger, une journée d'autoroute tranquille l'a mis aux portes du désert.

Après être venus découvrir notre petit nid en montagne « Les Terrasses de l'Atlas », Fabien et Clarisse ont tout d'abord goûté au sable sur les falaises situées au sud d'Agadir, puis arpenté la zone dunaire de la Plage Blanche. Ensuite découvert le Sahara côtier et ses curiosités naturelles. Après une boucle dans les gorges de l'Anti-Atlas, ils ont terminé leur raid en mordant le sable de l'erg Chegaga.

En filigrane, le recensement d'un certain nombre de forts de la légion étrangère, souvent excellents lieux de bivouac et la découverte d'agadirs, autres constructions tout aussi étonnantes qui dominent généralement les canyons de l'Anti-Atlas.

Et comme chacun disposait de son propre véhicule et d'une certaine autonomie en bivouac, nous en avons profité pour emmener avec nous Leila, âgée d'un an, et l'initier aux ballottements incessants d'un 4x4, aux douches bienfaisantes des puits, aux joies des jeux dans le sable, aux nuits étoilées sous la toile de tente.

Cette même flexibilité permettait d'opter en dernière minute pour un hébergement plus confortable si le besoin s'en faisait sentir. De choisir un itinéraire bis pour shunter un parcours moins intéressant. D'ajouter des balades en tout terrain à partir d'un endroit de bivouac, pour se perfectionner à la conduite dans le sable.

Qu'attendez-vous pour faire de même ? Pas besoin d'avoir un 4x4 ni de se taper toute la route jusqu'au Maroc ! Vous pouvez fort bien prendre l'avion et louer, par notre intermédiaire ou non, un 4x4 sur Agadir ou Marrakech et avoir le plaisir de piloter vous-même votre véhicule tout terrain, sans avoir à vous soucier du reste. Nous nous en chargeons !

A votre clavier !

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Dans le prochain numéro…

... il sera question de séjours dans nos montagnes de clients et amis récidivistes. Avec notamment la venue de Damien et Ivan et de toutes leurs smalas, soit pas moins de 8 enfants entre 4 et 13 ans que nous allons envoyer en bivouac sauvage sur nos crêtes panoramiques !

Nous verrons également dans quelle mesure les rallyes humanitaires de passage au Camp Bédouin nous permettront de limiter les dégâts au niveau de notre chiffre d'affaire dans le Sahara en cette période de grande incertitude.

Au moment où nous rédigerons le prochain numéro de cette newsletter, nous servons au bon milieu de notre deuxième voyage en Europe, à proposer notre gastronomie berbère à domicile. Parviendrons-nous à nous accommoder des conditions météorologiques hivernales ? à gérer la vie à quatre en camping-car tout en travaillant ? à trouver le nombre de clients nécessaire à notre survie financière ?

Il sera aussi question de tirer le bilan de cette année 2015 et d'esquisser ambitions et projets pour l'année suivante.