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Nos régions du Maroc
 

Le Maroc est vaste et offre bien des facettes différentes selon la région parcourue. Hors Circuit ne prétend ni tout couvrir, ni tout connaitre. Nous nous sommes ainsi davantage positionnés sur le grand sud marocain, loin des grandes métropoles du nord, plus près du désert si captivant, là où la nature offre encore une multitude de petits coins de paradis et de lieux inédits.

En une semaine de voyage, même en deux, il est impossible de tout voir, sous peine de passer son temps en voiture et de survoler les zones parcourues. Nous vous présentons donc dans cette rubrique les attraits majeurs de chaque région du sud, afin de pouvoir opérer un tri utile lors de la préparation de votre voyage et éventuellement combiner plusieurs sites en un parcours original comme nous aimons tant les concocter.

Villes Impériales

Le circuit des villes impériales au Maroc est réputé. Les amateurs d’architecture et d’histoire ne seront certes pas en reste. Un circuit classique d’une semaine en autocar et en groupe organisé coûte peu cher et offrira un bon aperçu. L’ensemble est ramassé dans un trapèze englobant Rabat et Casablanca à l’ouest et sur la côte, Fès et Meknès plus à l’intérieur du pays et enfin Marrakech au sud. La découverte des différentes médinas est complétée par la visite du site romain de Volubilis et une agréable traversée des basses montagnes du Moyen Atlas.

L’avis de Hors Circuit : Il est tentant de réaliser la « totale », avec au terme l’impression d’avoir vu tout ce qu’il y avait de plus important à voir au Maroc. A notre sens, c’est une grave erreur d’appréciation. Notre expérience montre qu’au terme d’une dizaine de visites et de deux villes, on en a plus qu’assez ! Déambuler au pas de charge dans les centres-ville sous les sollicitations continuelles de marchands et rabatteurs est harassant physiquement et moralement. Les visites guidées, souvent fort instructives, ne laissent que peu de temps au repos, à la contemplation et à la méditation comme le permettrait par exemple la médersa Ben Youssef à Marrakech.   

Et si l’on peut dire que, sur le plan touristique, la richesse du Maroc se trouve dans ses villes, l’âme du pays se situe bien ailleurs, au creux des montagnes et au fin fond du désert que vous ne pourrez probablement pas inclure dans votre programme de voyage.

On revient toujours au Maroc, gardez-en donc pour après. Offrez-vous la visite d’une seule ville impériale et partez découvrir l’arrière-pays ensuite, loin des hordes !

Si vous tenez à effectuer le circuit des villes impériales, voici notre conseil, si toutefois votre portefeuille vous le permet. Voyagez en individuel, en couple ou en famille avec Hors Circuit, mais surtout pas en groupe organisé. Allégez vos journées, en consacrant les matinées aux visites, la première partie de l’après-midi à la détente et au repos et la fin d’après-midi aux souks et aux curiosités. En voyageant de la sorte en exclusivité, vous bénéficierez d’un programme de visites  à la carte et flexible : vous choisissez ce que vous voulez voir, comment vous voulez le voir (avec guide ou non), et sur combien de temps. Tâchez aussi de passer plusieurs nuits dans un même endroit, pour ne pas avoir la désagréable impression d’être toujours en transit et en lutte avec la montre…

Essaouira

L’ancienne Mogador n’a rien perdu de son charme. A cheval sur les flots, la ville enserre en ses remparts un agréable port et une fort plaisante médina. On est loin du trépignement et de la pollution de Marrakech. Et c’est précisément là qu’il faut pouvoir savoir flâner et ne rien faire, vivre au ralenti. Une tripotée d’hébergements de tous types, de belles grandes plages, des terrasses ombragées, de bons restaurants de poissons, voilà tout le mal que je vous souhaite !

L’arrière-pays offre peu d’intérêt, si ce ne sont sa quiétude, ses arganeraies et ses petites routes scéniques.

Si Marrakech fait partie de votre périple, il est judicieux d’inclure Marrakech dans une boucle menant ensuite à Agadir et Taroudant, en passant, pourquoi pas, par les petites routes côtières et les plages peu fréquentées qui s’étendent au sud de Essaouira jusque Agadir.

L’avis de Hors Circuit : S’il fallait choisir une seule ville, ce serait celle-là ! Une ville étape à l’arrivée au Maroc, en alternative ou en complément à Marrakech, avant de poursuivre vers les grand sud.

Haut Atlas Occidental

S’étendant entre Agadir, Imi-n-Tanoute, la route du Tizi n’Test et Taroudant, le Haut Atlas Occidental offre une expérience de montagne originale, une vie berbère encore authentique et de somptueux panoramas hors des sentiers battus à qui sait prendre le temps. La région est dédaignée par les agences, peu commentée dans les guides et mal connue de beaucoup. Culminant tout de même à près de 3500 m au Jebel Aoulime et au Jebel Tichka, les vallées fort encaissées abritent de nombreux villages berbères reculés dont le mode de vie a  encore si peu changé. L’omniprésence de l’eau favorise l’essor de nombreuses essences, depuis l’olivier, l’arganier et le caroubier, en passant par l’amandier puis le noyer et enfin le chêne. Certains itinéraires sur piste sur le versant nord, du côté de Talmakant, traversent des villages où le tourisme est totalement inconnu. Souvent des cascades et des torrents offrent d’agréables buts de randonnée, à moins de tenter de façon plus sportive l’ascension jusqu’au plateau sauvage de Tichka.

L’avis de Hors Circuit : Un coup de cœur, à tel point que Hors Circuit y a développé une maison d’hôtes, Les Terrasses de l’Atlas, dans une ancienne demeure berbère traditionnelle en pisé ! Un petit coin de paradis, pour s’en mettre plein les yeux, déconnecter immédiatement dès la sortie de l’avion et randonner à gogo quel que soit le niveau.

Vallée du Sous

Au pied des versants sud du Haut Atlas occidental, s’étale la fertile Vallée du Sous, avec ses nombreuses serres de bananes et cultures maraichères, ses arganiers sur les coteaux. D’Agadir, capitale des hôtels-clubs, à Taliouine, capitale du safran, la Vallée du Sous est un axe d’accès privilégié pour rejoindre plus à l’Est Ouarzazate, la Vallée du Drâa puis le désert de l’erg Chegaga, pour s’aventurer dans les vallées berbères peu fréquentées du Haut Atlas occidental, pour découvrir les paysages lunaires du Jebel Siroua plus loin, pour arpenter l’Anti-Atlas au sud.

Dans la Vallée, Taroudant constitue une agréable alternative à Marrakech comme médina et ville fortifiée. La floraison de riads permet de faire de cette ville l’étape à l’arrivée et au départ, à à peine quarante minutes de l’aéroport d’Almassira à Agadir. Tiznit, avec ses bijoux en argent, est un autre exemple de petite ville fortifiée paisible.

Dans la plaine, plusieurs excursions au départ de Taroudant, notamment organisées par Hors Circuit, permettent de se promener dans des oasis, des gorges, jusqu’à des cascades, de visiter des agadirs, etc. Du côté de Agadir, des excursions plus touristiques conduisent aux cascades d’Imouzzer, en passant par des vallées et des gorges fort scéniques. Au départ de Tiznit, l’ancien souk de Aarba Ait Ahmed et son plan de baignade mérite un détour, de même que la côte atlantique sauvage entre le Parc National de Massa et Aglou Plage, puis les plages aux alentours de Mirleft avec notamment les arches naturelles de Legzira.

Deux axes majeurs permettent de traverser la partie occidentale du Haut Atlas et de rejoindre Marrakech : la nouvelle autoroute d’Agadir à Marrakech passant par Argana et Imi-n-Tanoute et l’étroite route panoramique toute en lacets passant par le col du Tizi n’Test et Asni.

L’avis de Hors Circuit : Au tumulte de Marrakech, nous préférons de loin l’aéroport d’Agadir comme lieu d’entrée au Maroc du sud, avec Taroudant comme ville étape. De même nous privilégions les montagnes du Haut Atlas occidental ainsi que le Jebel Siroua à la région plus courue du Toubkal. Avant de pousser plus au sud vers la Plage Blanche, le Sahara, l’Anti-Atlas ou l’erg Chegaga.

Anti-Atlas

Par-delà le Haut Atlas, puis la Vallée du Sous qui borde son versant occidental au sud, s’étire la chaîne montagneuse de l’Anti-Atlas, qui culmine à 2350 m d’altitude et qui offre une grande diversité de paysages spectaculaires. La région est empreinte d’une grande tranquillité. Les grands espaces, les rudes montagnes et une nature austère ont par ailleurs contribué à forger le sens de l’hospitalité légendaire des habitants. Dotées d’une identité culturelle très spécifique, les communautés berbères ‘chleuh’et les semi-nomades du désert forment ici la majorité de la population. L’Anti-Atlas ne fut pacifié que dans les années 1930, par les Français.

Avec Tafraoute pour centre principal, l’Anti-Atlas diffère fortement selon le versant.

Côté nord, les pentes des montagnes sont fort peu arrosées de pluies et l’irrigation y est difficile. On y trouvera essentiellement des arganiers, des cactées, des amandiers et de l’orge pour principale culture. La vie quotidienne est rude. Entre Tafraoute et Igherm, on peut visiter plusieurs agadirs (greniers collectifs fortifiés) impressionnants, encore en bon état et construits sur plusieurs étages. Ils constituent la principale architecture typique, à ne pas manquer. De nombreuses petites routes sinueuses et vertigineuses, souvent nouvelles, permettent de partir à l’assaut du versant nord, en passant par de fréquents points de vue panoramiques. Citons notamment les itinéraires suivants :
-    la route du col du Kerdous au départ de Tiznit
-    la route principale via Aït Baha, avec notamment la kasbah rénovée de Tizourgane
-    la nouvelle route alternative à la précédente passant par Lezzit et Tanalt
-    la nouvelle route passant par Souk-Tnine-Toufelazt puis Aît Abdallah
-    la route Inch’Allah partant de Taroudant, Souk Sebt-de-Tataoute, puis Igherm
-    la route principale de Taroudant à Igherm
-    la route de Taliouine à Igherm

Côté sud, la montagne est creusée de nombreuses et parfois spectaculaires gorges formant des axes d’accès nord-sud et le plus souvent jalonnées de jolies palmeraies. Ces gorges n’ont plus rien à envier aux classiques gorges du Dadès et du Todra, beaucoup plus fréquentées et aux infrastructures trop développées. D’autres agadirs, parfois rénovés, notamment ceux de Amtoudi, méritent à eux seuls le voyage. On emprunter les itinéraires suivants :
-    la route partant de Bouizakarne, passant par Ifrane de l’Anti-Atlas pour aboutir au col du Kerdous
-    une piste qui part près de Amtoudi, passe par le fantastique agadir d’Amharzé et aboutit à Khmes aït Ouafka
-    l’ancienne piste des légionnaires, la R 107 sur le carte Michelin qui rejoint Izerbi,
-    l’excitante piste partant d’Aguerd, aboutissant au canyon d’Igmir puis devenant route jusque Izerbi ou alors bifurquant vers les gorges d’Aït Mansour
-    la route d’Akka à Igherm
-    la route principale de Tata à Igherm via Imitek
-    la nouvelle route de Tata à Igherm via Tagmoute
Amateurs de pistes, dépêchez-vous ! S’il y a encore moyen d’effectuer des parcours sauvages de toute beauté, le goudron avance à grands pas… Pour ceux qui apprécient une baignade en pleine nature, les gueltas de Amtoudi offrent une fort agréable destination d’excursion via de superbes gorges.

Au centre de l’Anti-Atlas, autour de Tafraoute, les superbes barrières de montagnes de grès et de granit aux couleurs et aux formes des plus surprenantes enserrent des vallées et des gorges où il fait bon randonner de village en village, comme les gorges d’Aït Mansour et la Vallée des Ammeln. A Oumesnat, il ne faut pas manquer l’intéressante visite du musée de la Maison Traditionnelle. Curiosité locale plus moderne, les rochers peints, à quelques foulées du rocher dit Chapeau de Napoléon.

Les parties centrales et sud de l’Anti-Atlas sont idéales pour le trekking, à condition d’éviter les fortes chaleurs des mois d’été, qu’Hors Circuit peut mettre sur pied pour vous.

Plus à l’Est, dans un carré formé par Taliouine, Tazenakht, Tata et Foum Zguid, il est possible d’effectuer de somptueuses pistes (voir les guides Pistes du Maroc de Gandini) où vous ne rencontrez pas un seul touriste.

L’avis de Hors Circuit : Nous incluons l’Anti-Atlas dans le plus grand nombre de nos circuits, pour l’ambiance pré-désert et la faible fréquentation touristique. Amtoudi est sans conteste la destination phare de cette région, de par la diversité de ses centres d’intérêt.

Haut Atlas central

Nous parlons ici de la partie la plus connue du Haut Atlas, …. du coup la plus vendue par les agences, la plus courue par le touriste ordinaire, la plus mercantile. C’est aussi la partie la plus accessible au départ de Marrakech et de transition si l’on se rend dans le grand sud vers la Vallée du Drâa ou l’Anti-Atlas. Il s’agit de la zone comprise entre la route du Tizi n’Test passant par Ouirgane et Asni et la route du Tizi n’Tichka reliant Marrakech à Ouarzazate. Au cœur se dresse le sommet d’Afrique du Nord, le Jebel Toubkal qui culmine à 4167 m.

Les Vallées de l’Ourika et de l’Oukaimaden mènent aux stations de ski existant en altitude sur le versant nord du Haut Atlas. Les villages berbères, les forêts de cèdres, les gorges minérales fort encaissées sont vite occultées par le développement touristique, l’affluence des Marrakchis, le harcèlement des enfants.

L’ascension du Toubkal reste mythique mais ne comporte pas de difficulté majeure. La Vallée de Tachdirt réserve de belles virées pédestres également. Asni puis Imlil restent les points de départ majeurs, où l’on trouvera pléthore de guides locaux si nécessaire.

Les environs de Ouirgane, Amizmiz, Asni et Ijoukak regorgent d’hébergements de tous genres où il peut être agréable de se reposer après un trek ou pour fuir la canicule du plateau de Marrakech.
La mosquée désaffectée de Tin Mal propose une intéressante visite, sur la route du Tizi n’Test.

La route de Telouet à Aït Benhaddou, désormais entièrement goudronnée, est une intéressante alternative à la route nationale n° 9 pour se rendre à Ouarzazate.

L’avis de Hors Circuit : Si vous reprenez l’avion à Marrakech en fin de voyage, pensez à opter pour un hébergement en montagne à moins de 50 km de Marrakech pour terminer votre voyage, plutôt que de séjourner dans la médina. Au niveau du trekking, préférez randonner au sud du Toubkal, au départ par exemple du Lac Ifni. Quoique nous préférions de loin marcher dans le Haut Atlas Occidental, beaucoup plus tranquille et authentique, ou alors dans le massif du Siroua au sud du Toubkal, très bucolique et fascinant pour ses paysages lunaires.

Vallée du Drâa

Partant de Agdz, au sud de Ouarzazate, pour finir en cul de sac à Mhamid, à la lisière du désert et à la frontière avec l’Algérie, la célèbre Vallée du Drâa l’est pour la luxuriance de ses palmeraies et l’originalité de ses anciennes constructions en pisé, dont la kasbah (maison fortifiée à quatre tours d’angle) et le ksar (village ceint d’une muraille).

Cette route est l’axe principal pour rejoindre le désert de l’erg Chegaga au départ de Agadir, Ouarzazate et Marrakech. Elle est doublée d’une intéressante piste qui permet de mieux appréhender la vie dans une palmeraie en restant de l’autre côté de l’oued Drâa et… en disposant de temps !

C’est évidemment une vallée fort touristique, avec Zagora comme centre hôtelier majeur, où il y a forcément à prendre et à jeter. Les agences locales vendent scandaleusement la dune de Tinfou comme le désert alors qu’il s’agit d’un gros tas de sable entouré de campements d’hôtels et à proximité immédiate de la route nationale. La bibliothèque de Tamegroute et ses potiers ne valent guère tripette. Mais il ne faut pas manquer la visite guidée d’intéressantes kasbahs, comme celles de Tamnougalt. Effectuez une balade libre dans un ksar comme à Tissergate ou Ouled Driss en fin d’après-midi, lorsque sortent de chez elles femmes et jeunes filles. Promenez-vous paisiblement dans une palmeraie, de préférence avec un guide (car pas évident), également en fin de journée. Baladez-vous dans n’importe quel souk hebdomadaire, encore fort typique quelle que soit la ville.

A Oulad Othmane, une authentique kasbah a été rénovée en maison d’hôtes. A Ouled Driss, une maison musée de toute beauté donne d’utiles informations sur la vie d’antan.

L’avis de Hors Circuit : Si vous devez faire étape, évitez Zagora et préférez ou bien Agdz / Tamnougalt / Oulad Othmane au nord et Ouled Driss au sud. A Ouled Driss, vous êtes à l’entrée du désert, avec du sable et des palmiers partout, ainsi qu’un assez grand choix d’hébergements épars. Juste avant d’attaquer les pistes du désert proprement dit.

Jebel Bani et Erg Chegaga

Le Jebel Bani est une longue chaine montagneuse qui suit le flanc sud-est de l’Anti-Atlas, depuis la ville de Tata jusque Foum Zguid, puis qui borde l’erg Chegaga pour s’achever dans la Vallée du Drâa entre Tagroute et Tagounite.

La nationale 12 longe ce jebel et permet l’accès à l’erg Chegaga depuis Agadir, Taroudant, Ouarzazate ou Guelmim. Plutôt que les palmeraies et villes garnisons de Tata et de Foum Zguid qui offrent peu d’intérêt touristique,  Akka et Tissint méritent une halte. Akka pour sa belle palmeraie, sa vieille tour, ses peintures rupestres fameuses ; Tissint pour ses belles gorges jalonnées de palmiers, ses cascades et ses hébergements originaux.

Plus à l’Est, entre la dernière bourgade de Foum Zguid et la première à l’autre bout de cette zone désertique, Mhamid, s’étendent le Lac Iriki et l’erg Chegaga. A bord d’un 4x4, vous pourrez arpenter des anciennes pistes du Dakar pour rejoindre le lac asséché d’Iriki, vaste étendue plate où l’on observe souvent des mirages, les formations rocheuses curieuses des Monts M’Douar (le Monument Valley du Maroc) puis les cordons de dunes de l’erg Chegaga.

Beaucoup ne font hélas qu’effleurer le désert et y passer une nuit éclair dans l’un des campements organisés par les hôtels de la Vallée du Drâa. Dans tous les cas, contrairement à l’erg Chebbi de Merzouga, le goudron est ici totalement absent, le réseau téléphonique encore rare et les infrastructures hôtelières très limitées.

Pour traverser ce désert et effectuer une boucle intéressante, il faut emprunter au départ de Ouarzazate (voire Marrakech) ou de Taroudant (voire Agadir) une boucle passant dans un axe par la Vallée du Drâa et dans l’autre sens par la route scénique de Foum Zguid à Tazenakht (capitale du tapis). Un peu plus longue et plus lente, l’alternative à cette dernière est de longer le Jebel Bani de Foum Zguid à Tata avant de remonter vers Taroudant par Igherm par ex ou alors sur Marrakech par la route du Tizi n’Test.

L’avis de Hors Circuit : Avec le Sahara côtier moins fréquenté, c’est de loin notre zone désertique préférée, de par la diversité des paysages et les aventures en 4x4 qu’elle permet. Il faudrait y consacrer trois nuits et non une seule, pour profiter des différentes facettes (oasis, lac asséché, erg) et il est nettement préférable d’effectuer des bivouacs sauvages, comme ceux organisés par Hors Circuit, pour s’immerger vraiment dans les dunes, à l’écart des campements touristiques, afin de profiter du silence du désert et du vaste ciel étoilé.

Haut Atlas Oriental

Vaste zone montagneuse allant du Toubkal à la Vallée du Ziz (entre Midelt et Ar-Rachidia), le Haut Atlas oriental pourrait être subdivisé en plusieurs parties, en fonction des points d’accès.

Tout d’abord, la région au sud de Azilal et Béni Mellal, principalement connue grâce aux cascades d’Ouzoud, à voir de préférence en fin de journée, au rocher dit de La Cathédrale, puis plus au sud à la vallée des Aït-Bougmez, magnifique haute vallée propice à la randonnée, et pourquoi pas à l’ascension du Mgoun côté nord. De là, l’on pourrait rejoindre la Vallée des Roses et le Dadès, mais seulement une fois les travaux au col du Tizi-n-Aït-Hamed (à plus de 3000 m !) terminés.

Plus à l’Est, la route de Kasba Tadla vers Imilchil passe d’abord par la curiose région d’Aghbala avec ses gorges et ses fameux greniers suspendus, avant de rejoindre les gorges du Todra et du Dadès.

A l’extrémité Est du massif, on peut s’offrir au départ de Imilchil ou d’Aghbala de belles pistes et rejoindre le Cirque de Jaffar et ainsi la Vallée du Ziz.

L’avis de Hors Circuit : Etant donné de toute façon l’absence d’hébergements confortables et l’état aléatoire des routes et pistes en fonction des dernières intempéries, la meilleure façon de découvrir cette vaste région est de partir en 4x4 sans programme de visite strict, idéalement pour deux semaines, en privilégiant les nuits chez l’habitant improvisées et le bivouac sauvage, afin de conserver un maximum d’autonomie et de flexibilité.

Vallée des Roses, Mgoun, Gorges du Dadès et du Todra

Bien que faisant partie du Haut Atlas oriental, nous distinguons cette région du fait que l’accès s’en fait généralement depuis Ouarzazate et la Vallée du Dadès. L’aménagement du col à hauteur du Mgoun devrait permettre prochainement la traversée nord-sud intégrale depuis Azilal.

Depuis Aït Benhaddou et Ourzazate, on ne manquera pas de visiter l’une ou l’autre kasbah, comme celle d’Amridil dans la palmeraie de Skoura ou d’autres dans les gorges du Dadès.

Des roses et de leur cueillette, vous n’en verrez probablement pas grand-chose dans la Vallée qui en porte le nom, davantage d’ailleurs en raison de la couleur de ses roches. C’est surtout une voie d’accès pour aller randonner dans le massif du Mgoun, deuxième plus haut sommet du Maroc (plus de 4000 m) et dans les gorges du même nom. C’est assez couru, mais en disposant de temps, cela peut valoir la peine.

Un bout de route manquant mais en voie de finalisation entre les gorges du Todra et du Dadès permettent de relier les deux par le nord, permettant ainsi une boucle judicieuse. Ces deux gorges fortement réputées demeurent impressionnantes mais le développement des infrastructures touristiques, souvent anarchiques, a considérablement enlaidi le paysage et en a diminué l’attrait.

L’avis de Hors Circuit : Chez Hors Circuit, on préfère de loin randonner dans des gorges méconnues de l’Anti-Atlas loin du tourisme de masse plutôt que de consacrer du temps au Dadès et au Todra. Sinon, comme toujours, limitez votre programme de voyage, passez plus de temps dans la région qui vous attire, sortez des sentiers battus et ces endroits hyper touristiques pourraient bien vous dévoiler encore quelques pépites…

Jebel Saghro

Le Jebel Sarhro prolonge l’Anti-Atlas à l’Est et s’inscrit dans un trapèze marqué par Ouarzazate, Tinherir, Alnif et Agdz. Il offre à l’amateur de 4x4 de belles pistes pas toujours de tout repos et au randonneur de grands treks dans un paysage lunaire étonnant. Avec ses pitons, ses aiguilles, ses formations granitiques originales, ses gorges, ses canyons, le Jebel Sarhro est une destination en soi.

Plusieurs pistes le traversant selon un axe nord-sud, au départ de Skoura, de El Kelaa M’Gouna et de Boulmane du Dadès pour aboutir du côté de Tazzarine, Nkob et Agdz. C’est une façon originale de gagner la Vallée du Drâa au départ des zones touristiques du Dadès, du Mgoun et du Todra.

L’avis de Hors Circuit : Si vous disposez d’un 4x4 et d’un peu de temps, il ne faut pas manquer la traversée du Sarhro et idéalement y effectuer au moins une petite randonnée dans des gorges passant par de curieuses formations rocheuses ainsi qu’une nuit en dehors du temps dans un gîte rudimentaire en altitude.

Tafilalet

De Midelt, on gagne la région de Er-Rachidia et le Tafilalet par plusieurs gorges dont les jolies gorges du Ziz. S'en suit une succession de palmeraies, avec notamment la source de Meski jusque Erfoud puis Rissani.

En venant de Tinherir ou de Goulmina (ksar à voir), la route de Erfoud traverse une autre suite de palmeraies, ponctuée par les intéressantes "rhettaras" (puits d'irrigation).

L'objectif de tout un chacun est bien entendu d'aller aux dunes de l'erg Chebbi, à proximité de Merzouga. Il s'agit d'un bel erg au sable ocre / orangé, certes peu étendu mais grâcieux. Ce qui l'est moins, en revanche, c'est le tarmac qui arrive au pied des dunes, la tripotée d'hébergements touristiques tout le long du flanc ouest de l'erg et l'amoncellement des bivouacs pseudo-nomades pour toutous. L'industrie du tourisme bat ici son plein.

Si l'on dispose de temps, on peut avantageusement revenir vers la Vallée du Drâa par le désert des Kem Kem, tout au sud, plutôt que de passer par la nationale via Tazzarine et Nkob. Cela peut même constituer un circuit à part entière, particulièrement en suivant les pistes décrites dans le guide Gandini vers Mhamid.

L'avis de Hors Circuit : Nous préférons nettement l'erg Chegaga entre Mhamid et Foum Zguid, en bout de Vallée du Drâa, nettement plus vaste et plus sauvage, moins développé en termes d'infrastructures et où fleure encore bon l'aventure. Mais enfin, l'erg Chebbi reste beau et vaut la peine si l'on s'efforce de l'aborder autrement. Il est impératif de fuir de l'autre côté de l'erg, à l'Est, où les infrastructures sont inexistantes (cela implique l'organisation de bivouacs sauvages à la Hors Circuit) et la sensation de désert préservée. Sinon, y consacrer davantage de temps, en privilégiant les balades en solo à pied, en quad ou même avec guide mais en individuel, en restant hors de toute trace !

Plage Blanche

Pour ceux qui atterrissent à Agadir et pour lesquels le désert est un must, mais qui ne veulent pas passer des journées entières en voiture, qui tentent de fuir la fournaise, ou qui veulent également de la mer, la Plage Blanche offre une excellente alternative.

Elle s’étend entre Sidi Ifni et El Ouatia, sur la côte atlantique. La portion la plus intéressante se trouvant de part et d’autre du Cap Aoreora. De part et d’autre, deux hébergements réputés : Fort Bou Jerif et Ksar Tafnidilt. Mais l’idéal reste de bivouaquer dans les dunes à même la plage. Acheter du poisson frais aux pêcheurs. Partir à l’assaut d’un ancien fort de la légion étrangère. Se balader sur la plage, sur la falaise, dans les gorges, dans les dunes. Admirer le coucher de soleil sur l’océan depuis la crête d’une dune.

Requérant obligatoirement un 4x4, la Plage Blanche mérite un voyage à part entière et procurera alors une excellente sensation de désert, de dépaysement, d’éloignement.

Il n’est pas bête de coupler la Plage Blanche avec un trajet passant dans l’Anti-Atlas du sud-ouest par le fort et l’oasis de Ayoun du Drâa et l’oasis de Fask.

L’avis de Hors Circuit : A faire absolument, avant la prochaine transformation probable du site en marinas, rivieras et tutti quanti. Privilégiez le bivouac sauvage, prenez votre temps. Vos enfants adoreront !

Sahara

L’ancien Sahara espagnol ou occidental s’étend en gros de Akhfenir au sud de Tan Tan / El Ouatia jusque la frontière mauritanienne à plus de mille kms plus bas !

La zone la plus intéressante et riche en curiosités naturelles fortement diverses va de Akhfenir à Laâyoune. 500 à 600 kms la sépare d’Agadir mais la route est rapide et l’on ne met guère plus de temps pour aller au Sahara que pour gagner l’erg Chegaga au départ de Agadir / Taroudant. Il existe aussi une liaison quotidienne par avion entre Casablanca et Laâyoune, qui peut constituer une solution d’accès aisée.

En bordure de la côte atlantique, cette région aride bénéficie le plus souvent de la fraicheur des vents marins, ce qui rend plus supportable l’expérience du désert que vous allez vivre.

Très mal connu du grand public et des agences de voyage, le Sahara côtier regorge de sites naturels fort différents et inattendus. Comme la lagune de Naïla où l’on peut se balader en barque, pêcher et faire un barbecue entouré de dunes. Comme les sebkhas de Tah et Oum Dba, dépressions salines offrant de superbes panoramas vastes et fascinants. Comme l’immensément longue côte océanique où les pêcheurs se disputent l’espace vital avec les ramasseurs d’algues. Comme les différentes zones de dunes, souvent des barkhanes en fait (dune se déplaçant avec le vent) qui forment de véritables labyrinthes où il est amusant de se perdre puis de retrouver son cap. Comme les spectaculaires gorges et cascades de Khaoui Nam, au bout du monde.

C’est le domaine des Sahraouis, éleveurs semi-nomades de troupeaux de dromadaire, principale viande de consommation dans cette région.

Les hébergements sympas et de qualité se font rares, Daoura et Akhfenir étant les deux bases de départ idéales.

L’avis de Hors Circuit : Séduit par la diversité et la quiétude de ces lieux, Hors Circuit a repris le Camp Bédouin, à Daoura, à 40 km au nord de Laâyoune et propose de vous faire découvrir un autre désert et toutes ses curiosités avec notre Camp pour  centre principal. Venez aussi goûter à notre cuisine du désert ! Indépendamment de la présence de notre établissement là-bas, le Sahara mérite certainement un voyage à lui seul. Si vous disposez de plus de temps, vous pouvez alors le coupler avec une découverte de la Plage Blanche à l’aller et au retour une incursion dans l’Anti-Atlas pour en faire un superbe périple de deux semaines.